3 meses (mois) – 15 Septembre, Patagonie – ARGENTINE

Le 15 juin notre troisième et dernier avion a atterri à Buenos Aires. C’ était le début de notre roadtrip sud-américain. Enfin on roadtripait pas véritablement puisque Ornicar était encore en pleine mer, quelque part entre Anvers et Montevidéo. Mais en tout cas nous étions de l’autre côté de l’Atlantique, dans un autre hémisphère, sur un continent ni francophone, ni anglophone. Dit comme ça, ça fait un peur non ? Ben nous on avait même pas peur ! Nous étions surtout très enjoués mais aussi archi-fatigués

La première semaine n’a pas été des plus aventurière, mais ça a par contre été la plus coûteuse vu qu’Ornicar avait un peu de retard.

Niveau linguistique et adaptation ça n’a pas été la semaine la plus simple. Les premières phrases étaient approximatives et non-assurées. Et puis le rythme de vie est particulier. On s’est retrouvé plusieurs soirs sans pouvoir aller au resto. Même le Mc Do et le Burger King étaient fermés.

Aujourd’hui nos échanges sont plus fluides même si nous avons quelques problèmes quant à la conjugaison des verbes. Bien sûr il nous manque du vocabulaire mais nous arrivons toujours à nous débrouiller, à trouver des synonymes ou à mimer puis leur demander « como se dice XXX en espanol ? »

Pour ce qui est du rythme, on a vraiment du mal à s’y adapter. Les magasins ferment entre 12h et 17h en moyenne. Sauf que nous c’est l’heure où on traverse les villes, l’heure à laquelle on veut faire nos courses. Faut dire que nous ne sommes pas vraiment du genre lève-tôt. Il n’est pas rare que nous nous levions vers 9H30 donc le temps de PDJ, de se laver, de faire la vaisselle, de balayer et de vider la boite à popo etc. nous décollons rarement avant 11h.

Que dire d’autre sur ces 3 premiers mois ?

Ah oui, nous avons franchi les 13 000km depuis le départ de France d’Ornicar. On va bientôt devoir faire la 2nde vidange d’ailleurs !! Ce n’est pas très facile de trouver ce qu’il faut ici en Patagonie, bien que la marque Mercedes soit bien représentée. Ils ont des Sprinter mais ils n’ont pas le 312 de 1997 en 5 cylindres. Il faut donc chercher des correspondances sur des années différentes par exemple.

 La vie quotidienne :

  • on arrive à laver notre linge sans aller dans des laveries automatiques (ici, de manière globale, on dépose la matin et on récupère en fin de journée). On profite souvent des campings pour laver le linge. Ainsi on n’utilise pas l’eau de la réserve mais celle du camping et puis on peut laisser le linge sécher tranquillement pendant des heures.Parfois nous faisons des micro-lessives, pour les sous-vêtements entre autre. On accroche tout ça au mini- étendoir et hop direction la SDB si on roule sinon c’est à l’avant.
  • Cuisine et repas :
      • au PDJ : lait, thé, pain, confitures et dulce de leche (caramel)
      • au déjeuner : resto ou salades ou viande à la parilla (bœuf) et depuis peu milanese (de carne o de pollo – de bœuf ou de poulet). Quand nous étions en Bolivie c’était du pollo tous les jours avec du riz.
      • au dîner : depuis la Bolivie et ses superbes bouillons hyper-goûtus nous réalisons une à deux fois par semaine un bouillon maison avec de l’osso bucco. C’est super bon ! Et bien suffisant pour un soir. La plupart du temps nous mangeons devant un film ou une série. Nous avons déjà terminé La Casa de Papel. Nous avons essayé Black Mirror mais n’avons pas adhéré et là nous sommes sur Narcos. Parfois ce sont des films que Pierre avait téléchargé avant de partir.
  • Les courses : nous regrettons un peu la Bolivie et ses grands marchés et ses produits frais. Ici il n’y a pas de vendeurs de fruits et légumes, que des supermercados (supermarchés) .C’est sur que pour les grandes courses c’est bien (papier toilette, sopalin, produits d’entretien, etc.) mais pour les fruits et légumes c’est zéro. D’aillurs cela fait belle lurette que nous ne trouvons plus de platanos (bananes) ni pina (ananas) ni mango (mangue). Pour compenser on tente le chocolat mais ici ce n’est que du sucre, y compris le chocolat en poudre du matin. Pour ce qui est de la confiture, c’est comme le chocolat, on cherche. Soit ça ressemble davantage à de la compote soit c’est hyper-compact. Et le sucre…pouah…on sent pas le fruit, juste le sucre.
  • Internet et télécommunication : on peut vraiment dire que c’est une partie très chronophage. Quotidiennement nous sommes à la recherche de réseau WIFI pour donner des nouvelles à nos proches, appeler si le réseau le permet, et mettre à jour le blog/Facebook et Instagram.En Bolivie Pierre a acheté une carte SIM Tigo. L’enfer. Le crédit partait à une de ces vitesses. Tous,les jours il fallait acheter des packages de données sur notre crédit. Un principe d’ici j’ai l’impression. Ça nous a coûté quelques sous car les datas partaient rapidement. On devait parfois recharger plusieurs fois par semaine.Ici en Argentine, Pierre a de nouveau acheté une carte SIM, chez Claro. On l’a chargé une première fois pour 15 jours et ils disent que WhatsApp est gratuit mais c’est faux car si on envoie des photos ou si on appelle ça décompte dans nos datas.

    J’ai essayé d’acheter une carte SIM chez Personnal, histoire d’avoir 2 réseaux différents au cas où le réseau Claro ne fonctionnerait pas. Et bien pas de chance je n’ai jamais réussi à l’activer car en fait, les étrangers ne peuvent pas car il faut un n° de carte d’Identité d’Argentine.

Voilà ce que l’on peut dire de manière globale sur nos trois premiers mois en Amérique du Sud.

 

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