A nous l’Équateur, du 21 au 25 Mars 2019 – EQUATEUR

Jeudi 21 Mars : Nous sommes arrivés au poste frontalier de Macara dans la matinée. Il n’y a pas foule sur cette frontière mais nous avons quand même réussi à rester plus d’1h30. Ce n’était pas notre faute, mais celle du camionneur devant nous. Son cas a mis trois plombes à être traité. Et nous, nous attendions, dehors, sous une pauvre tonnelle avec des essaims d’abeilles au-dessus de nos têtes, par plus de 30°. Le bonheur quoi ! En plus on se faisait attaquer par des petites mouches qui piquent..la totale !

Heureusement un voyageur à moto nous a tapé la discut’. Il est brésilien et monte jusqu’en Colombie où sa femme le rejoint pour passer quelques jours puis il redescendra au Brésil en moto.

Comme l’heure du déjeuner sonnait nous sommes allés faire un tour à pied dans la ville de Macara. C’était assez dépaysant. Entre les gens, de tous âges qui portent l’élégant Panama et les nombreux hamacs accrochés sous les arches des maisons de ville. La farniente latine !

Dans ce pays on utilise le dollar américain. Nous en avions quelques-un d’avance, qui auraient pu nous dépanner. Eh bien heureusement car impossible de trouver une banque où on pouvait retirer. Nous avons donc dépenser nos premiers dollars : carte sim équatorienne, et deux repas du midi (5$ pour 2 menus). Ensuite nous avons repris la route en direction de Loja.

Nous nous sommes arrêtés sur le trajet car la ville était trop loin et nous étions un peu fatigués.

Vendredi 22 Mars : Nous continuons de rouler. Nous sommes arrivés à Loja pour le déjeuner. Nous avons mangé pour 4$ chez un espagnol. Un régal une fois de plus. On ne sait pas trop ce qui nous a le plus étonné : la banane pour manger avec la soupe de carotte ou 4$ pour une soupe, un plat de viande, un encebollado, 1L de Limonade et du pop-corn en amuse-bouche !!

Je vous entends d’ici ! C’est quoi un encebollado ? C’est un bouillon avec du thon, du yuca, de la tomate et le tout assaisonné de coriandre fraîche et de jus de citron, et, en accompagnement du riz.

Nous avons ensuite débuté notre visite touristique de la ville, en camion. Tout d’abord au Pedestal. On s’attendait à un parc arboré, où on pourrait se poser et faire une sieste mais quenini ! C’est en réalité une placette avec une jolie église.

Photos Pedestal

  

Ensuite nous avons roulé vers le centre historique. A priori rien de transcendant : une place carrée arborée et autour des bâtiments plus ou moins propres et une église.

Photos place principale

Nous avons ensuite découvert la calle Lourdes (avec une peinture de N-D de Lourdes). C’est une rue sublime. Nous avons dû nous y rendre à pied car la hauteur était limité mais c’était encore mieux au final. C’est une rue très colorée, avec quelques magasins d’artisanat.

Photos calle Lourdes

En fin de journée, nous sommes tombés par hasard sur la Puerta de la Ciudad (la porte de la ville). C’est un bâtiment incroyable, tout droit sorti d’on-ne-sait-où tant son architecture tranche avec le style local. Personnellement j’aurai dit d’inspiration allemande mais je vous laisse vous faire votre propre idée grâce aux photos.

Photos Puerta de la ciudad

En voulant l’approcher davantage nous sommes passé dans la rue des installateurs d’alarme. Nous en avons profité pour en faire installer une. Non pas qu’on se sente en insécurité mais c’est vrai qu’on s’est aperçu que tous les autres voyageurs avaient des doubles serrures et des alarmes, et nous, rien du tout. C’est toujours un plus. Et on gagne en confort car cela fait aussi ouverture et fermeture centralisée des portes ! Comme à l’accoutumée le gars nous a dit 2h de pose mais 3heures plus tard nous y étions toujours. La dame de la boutique, très gentille et plutôt bavarde nous a même proposé de dormir dans sa rue. Nous avons pris son numéro et l’avons avisé que si le lieux que nous avions envisagé ne nous convenait pas nous l’appellerions.

Au final, le spot était muy tranquilo : c’était le parking de la piscine municipale. Nous y avons rencontré Claudio, un chilien qui voyage en camping-car avec sa copine et leur chien. Eux, descendent vers le Sud. Il nous a donc donné deux, trois lieux sympas à découvrir, notamment côté océan.

Samedi 23 Mars : Nous reprenons la route. Cette fois nous roulons vers Cuenca, la capitale du chapeau Panama. Eh oui ! Le Panama est équatorien ! C’est fou non ? Ils étaient surtout utilisés par les ouvriers du canal de Panama, d’où son nom.

Nous sommes arrivés à Cuenca vers 17h30 et avons rejoint les Teissuenos qui y ont passé la journée.

Dimanche 24 Mars : journée d’élection. On préfère donc quitter la ville et ses foules pour nous oxygéner dans le parc national de Cajas. C’était sans compter sur un Pierre un peu patraque (mal au ventre) et un mauvais choix de route. Résulter on s’est retrouvé dans un chemin avé de gros galets où un seul véhicule passe. Jusque là rien de si terrible, sauf qu’à un moment les pavés ont laissé place à des gros trous et le bazar a commencé. Un trou un peu plus balèze que les autres, un véhicule en face, un véhicule derrière = une pollera arrachée (XX). Ne paniquons pas ! On va s’,en sortir ! De toute façon nous n’avons pas le choix que de reculer jusqu’à l’endroit le plus large car le trou nous empêche d’accéder à la laguna que nous voulions découvrir. On ne peut pas dire que c’eut été facile. Les trous faisaient se dandiner le camion et côté gauche des arbres avec des branches (gare aux rayures et aux accrochages du toit) et de l’autre un fil barbelé ! Hummmm ! Quelle douce balade bucolique ! On aurait mieux fait de rester couchés !!

Bref tout est bien qui finit bien ! On a reculé, les autres ont pu poursuivre leur chemin, Ornicar est entier (faudra juste remonter la pollera)…Rentrons !

A la base on voulait rejoindre les copains à la lagune et au final o n s’est rejoint à l’apéro, à Cuenca ! En plus on n’était pas à la bonne lagune..vraiment on aurait dû rester couchés !!

Lundi 25 Mars : Journée dédiée à la découverte de la ville et à l’achat du fameux chapeau !

Dans la matinée nous quittons les Teissuenos qui partent de leur côté visiter un autre coin de la ville. Nous, nous dirigeons vers la place centrale et les marchés.

 

La cathédrale est superbe. Comme dirait Pierre c’est l’Eglise2.0. Ici pas de bougie avec de vraies flammes mais des leds (au moins ça ne ternit pas les peintures) et on a vu je ne sais combien d’enceintes Bose (à priori pas d’orgue ! ).

Photos Cathédrale

La place est très jolie est derrière nous avons une superbe vue sur les coupoles bleues de la cathédrale. C’est très original en terme de contrastes, et de couleurs et à la fois ça rappelle l’Italie et ses superbes églises à coupoles.

Photos coupoles

Nous avons déjeuner au marché couvert et avons saisi l’occasion pour goûter une spécialité du coin. Et pour une fois ce n’est pas du poulet mais du cochon. Il est cuit entier, façon méchoui. On en a vu des dizaines le long des routes et cela nous faisait très envie. Je craignais que la viande soit sèche mais en fait elle était très moelleuse. C’est accompagné de mais blanc (notre préféré, on ne jure plus que par lui), de salade, de coriandre, et d’espèce de bouchées de purée (un peu genre duchesse mais vachement sophistiquée dans la présentation) : impossible de dire quel(s) légume(s) mais un vrai régal ! C’est fou moi qui suis si difficile je me régale des spécialités latines.

Dans l’après-midi nous avons débuté notre mission « Achat de Panamas ».

Photos chapeaux

On a fait des folies ! On en a essayé des dizaines, de forme, de taille, et de couleurs différentes. Ils sont si beaux, si bien réalisés, si authentiques…qu’il en est très difficile d’en choisir un seul !! Pierre en a acheté un de haute qualité chez Omero et Ortegas : un blanc de forme classique mais avec le bandeau noir satin (oui c’est customisable!!) ; Et les 3 autres ont été acheté chez une revendeuse, présente au marché artisanal. Pierre a choisi une forme vraiment atypique et qui est de couleur paille avec le bandeau classique mais marron (ce chapeau nous évoque la Nouvelle-Orléans) et pour ma part, vu mon teint de fille du Nord, j’en ai choisit un grand, façon dame chic, blanc avec double bande noire, et le second, un panama blanc classique avec bandeau classique noir. Le hic c’est que ce n’est pas très facile à ranger dans la casa rodante tout ça car il ne fait pas de poids pour ne pas les déformer.

En tout, dans le camion nous devons avoir une dizaine de chapeaux à nous deux, casquettes incluses. Je pense que c’est un peu trop 😉

Nous avons ensuite repris la route en direction de Guyaquil.

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