Abracadabra en route pour Atacama, du 15 au 23 Janvier – CHILI

Les Teissuenos sont encore et toujours devant nous. On peine à les rattraper. Je ne sais pas si ce sont eux qui roulent, qui roulent, et si c’est nous qui lambinons mais le nombre de km nous séparant s’accroît chaque jour un peu plus.

Si on veut les recroiser avant le Pérou il va falloir qu’on s’active un petit peu.

On fait quelques spots en bord d’océan parce que nous avons choisi de remonter jusqu’à Antofagasta par la route côtière et une fois à Antofagasta hop todo recto direction l’Est.

Photos spots Pacifico

 

Antofagsta et ses environs ne sont pas vraiment très attractifs bien que beaucoup de chilien y passent leurs vacances estivales au bord de l’océan. En effet il y a énormément de sites industriels mais surtout des mines. La qualité des eaux, quelles qu’elles soient, s’en trouve entachée. L’océan n’a plus la même couleur qu’auparavant. Il est vert-marron. Pas très appétissant. Nous avons peiné à trouver un spot pour la nuit car les points indiqués sur notre application Ioverlander ne nous conviennent pas du tout : le long de la route, parmi les déchets ou sur un parking où les tunners se rencontrent (on est vendredi). On cherche par nous-même et on opte au final pour les hauteurs : le long d’un immeuble, dans un cul de sac. Vue imprenable sur la ville. D’ici c’est plus sympathique. Vers 22h30 ça toque à la fenêtre. Oh non…pourvu qu’on ne nous demande pas de partir parce que nous n’avons pas de plan C… Les carabineros !!!! On est fichus… En fait ils étaient très sympas. Ils ont été appelés par quelqu’un de l’immeuble (vive la délation!). Ils nous ont laissé tranquille voyant que nous étions dans le camion, sans faire de bruit, sans gêner le voisinage.

Photos Antofagasta

Nous reprenons ensuite la route en direction de la Mano del Desierto. La route n’est vraiment pas intéressante. C’est désertique. Mais nous nous attendions à du sable, des dunes, une chaleur étouffante, etc. Mais en fait ce n’est pas ça ! C’est tout l’avantage (ou l’inconvénient) de ne pas trop préparer son voyage ! On s’imagine des choses et quand on les voit en vrai elles sont vraiment différentes. Cette Mano del Desierto nous a paru un peu étrange car elle ne sortait pas du sable, on lui a trouvé quelques défauts de proportion et le pompom elle est tagguée. Enfin, on est content quand même d’avoir pu faire notre petite séance photo !!

Photo Mano del Desierto

On se speede, on se speede on va bientôt retrouver les copains ! On s’est fixé un point de rendez-vous près d’une lagune.

Nous y sommes arrivés au cours de l’après-midi, bien fatigués, bien rincés par la route.

Que nous sommes contents de nous retrouver avec nos lyonnais préférés. On a tellement de trucs à se dire. On fait le même voyage et pourtant on ne vit pas les mêmes choses. On a chacun nos expériences, nos rencontres et nos souvenirs.

On passe la soirée ensemble. La nuit a été difficile.Il y avait à proximité des personnes autour d’un grand feu. Les filles n’ont pas arrêté de glousser. Les Teissuenos ont changé de place et nos avons fait de même quelques minutes plus tard. Mais c’était sans compter sur une voiture qui est arrivée quelques minutes à peine après que nous soyons installés. Mais c’est pas vrai ! Ils n’ont vraiment aucun respect ? Il est minuit passé et ils voient deux camping-car. Ils ne se disent pas que ça roupille tranquille par là apparement. Ils osent mettre la musique à fond les boulons. Mais pourquoi ? La nuit a été compliquée. Heureusement on n’avait rien de spécial de prévu le lendemain. Nous avons profité de la proximité de l’eau pour faire une grosse tournée de linge (draps, housse de couette, serviettes et vêtements). Il y a un vent de fou. C’est parfait pour le séchage …ou pas…gare aux vêtements qui tombent au sol, dans le sable. Nous avons tendu le fil à linge entre les deux camions car par ici il n’y a pas l’ombre d’un arbre.

Dans l’après-midi les Teissuenos s’en vont et nous ne tardons pas à faire de même. Nous partons en direction d’une route qui s’annonce d’ores et déjà difficile : altitude et ripio sont au rendez-vous.

Nous avons franchi les 4505m. Pfiou..Faut dire que ça grimpait bien. La route était vraiment mémorable : du désert, des volcans, de la faune verdoyante dès qu’il y a un minimum d’eau et des oasis. On a pu observer les 3 variétés de flamand roses qui existent ici : des roses, des roses et noirs et des noirs et blancs. Et tout cela sur le même bassin ! Nous avons aussi fait la rencontre de canards à bec bleu. Si si ! Je vous jure on n’a pas mâché de coca !! C’était réel ! La preuve avec les photos ci-dessous !

Photos route sublime

Après plusieurs heures de route on s’est arrêté à une vingtaine de km en amont de San Pedro de Atacama. Un spot superbe. Et cerise sur la gâteau ce soir il y a une éclipse de Lune.Le hic c’est que nous n’avons aucune idée de l’heure. Nous avons veillé jusqu’à 22h passées puis sommes allés dormir. Au pire, Pierre se levant parfois plusieurs fois la nuit pour faire pipi on tomberait peut-être dessus !

A minuit on entend tout un ramdam pas possible. Plusieurs véhicules s’installent. Des dizaines de gens parlent, rient et la musique est de la partie. Au secooooours ! Même ici ! Même à minuit en semaine …

Pierre sort voir ce qui se passe. V’là t’y pas qu’ils ont mis des guirlandes et qu’ils préparent à manger. Mais c’est quoi ce bronx ? Et ô magie ! L’éclipse débute. Aaaaaahhhh ils sont là pour disfrutar de la Luna Roja (profiter de la Lune rouge).

Photos éclipse

On s’installe donc dehors sur nos chaises de camping. C’est incroyable d’être ici et de profiter d’un événement aussi exceptionnel . On retrouve nos instincts primaires et on comprend pourquoi les Incas priaient pour que la Lune revienne. 2H30 plus tard elle était toujours cachée. Nous n’avons tenu le coup jusqu’à ce qu’elle retrouve son aspect normal. Mais nous avons entendu les applaudissements alors que nous étions endormis. Ils signifiaient probablement la fin de l’éclipse.

Au petit matin (vers 10h30!!!!) nous avons marché le long du canyon qui jouxtait notre spot. Une superbe sortie avec de l’escalade horizontale, des crossing a river en chaussures de rando, et comble du comble on s’est baigné. Ça nous a fait un bien fout étant donné la chaleur écrasante, même avant midi.

Photos canyon

Nous avons ensuite roulé dans le salar d’Atacama. Et avons posé notre campement à l’entrée de la Valle de la Luna. Le guarda parqué nous adit qu’on ne pouvait pas passer la nuit et son argument a été le suivant « vous n’avez pas de toilettes » – « ben si justement, vous voulez voir ? ». Paf ! On l’a eu ! N’ayant rien à nous reprocher il nous a dit que nous pouvions rester là. Et toc !

Le jour suivant nous avons découvert la Valle de la Luna.

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