En route vers les lignes de Nasca, du 21 au 25 Février, PEROU

Bon, la vallée sacrée, c’est fait ! Pour compléter notre TO DO LIST péruvienne il nous manque les fameuses lignes de Nasca. En plus c’est sur la route pour la suite de notre périple.

On ne peut pas vraiment dire que cette route soit une partie de plaisir. Ce n’est que de la conduite de montagne. On monte, on descend, on tourne : un coup à gauche, un coup à droite… C’est looong !

En plus il ne faut pas oublier que nous sommes en pleine saison des pluies. Depuis le début du voyage nous voyons des panneaux « peligro, dérumbes ! » (risque d’éboulis) mais jusqu’à présent rien de bien méchant. Mais sur cette route… on ne dénombre plus la quantité de cailloux, rochers, arbres et autres obstacles ! C’est assez impressionnant mais surtout on se dit qu’on est très chanceux car on passe toujours entre les gouttes. On croise d’ailleurs les doigts pour que cela continue !

Le premier jour nous avons voulu faire une pause dans des thermes. Le GPS annonce 6km de ripio, rien d’infranchissable à priori. Sauf qu’à 1,5km de l’arrivée un gros cailloux sur la voie, de l’autre côté le vide…pas le choix, il faut faire demi-tour. Ça ne vous paraît pas compliqué comme ça mais il faut prendre en compte l’étroitesse du chemin et le gabarit de nos 2 camping-car. C’est parti pour 20min de pelletage, creusage, dé-caillousage, et manœuvres. Des locaux sont venus nous filer un coup de main car on bloquait tout ! Ceux d’en-haut ne pouvaient pas descendre et ceux d’en-bas ne pouvaient plus grimper. Mais tout est bien qui finit bien. Nous avons pu rebrousser chemin et reprendre notre route normalement.

Enfin, toujours avec une vigilance extrême. Nous sommes restés arrêtés presque une heure à un moment donné à cause d’un éboulement qui obstruait toute la route. Aucune des deux voies n’était franchissable. Les pelleteuses et camions étaient à l’œuvre pour réhabiliter au moins une voie, en circulation alternée. Nous en avons profité pour remplir les réserves d’eau et laver du linge avec l’eau qui coulait de la montagne.

Si on oublie nos freins qui ne répondaient plus à Abancay et nos bavettes avants qui se sont dé-fixées deux fois à cause des « crossing a river » (rivières qui traversent la route) tout s’est bien déroulé niveau mécanique.

Un de nos pires moments aura été l’averse de grêle à plus de 4000m. Une horreur. La route était blanche tant ça tombait et tant les grêlons étaient gros. On peut dire qu’on a tous serré les fesses pendant les 30min d’averse. On s’est demandé si on devait se stopper et attendre que ça passe ou si il valait mieux continuer et sortir du nuage maudit. Finalement nous avons continué notre route à lacets et la grêle s’est arrêtée tandis que nous arrivions dans la vallée. Un vrai carnage dans le village. Des inondations incroyables. Certains écopaient leur maison ou les caniveaux tandis que d’autres étaient sur le trottoir à attendre on ne sait quoi, les bras balants. Quand on y repense, nous étions si peinards quelques minutes avant au bord de notre lagune bleue azur. On a même essayé de pêcher !

Histoire de faire un break « nature » nous avons passé la nuit dans une réserve de vicunas, tenue uniquement par des bénévoles. Le lendemain matin nous avons fait la visite du musée, guidée par un des volontaires ; Il nous a ensuite proposé une petite sortie pour aller observer les animaux (vicunas, condors et autres oiseaux). Grâce à lui nous saurons encore mieux discernés vicunas et guanacos ainsi que les lamas et les alpagas.

Photos réserve des vicunas

Au total nous avons roulé pendant 4 jours dans les montagnes pour rejoindre l’aéroport de Nasca.

Et quel aéroport ! On s’attendait à un aéroport de style international, comme tous ceux visités auparavant (Oruro, la Paz, …) mais quenini. Ici il n’y a que des petits coucous qui décollent. Précisément des Cesna, pour le transport de passagers au-dessus des lignes de Nasca.

La décision de faire ce vol a été difficile à prendre sachant qu’il y a eu énormément d’accidents auparavant. Ce sont des avions pour 6 passagers et on nous a expliqué que cela bougeait pas mal car pour que chacun puisse bien profiter des motifs des Nasca l’avion tourne à gauche, puis à droite et cela pour les 1é figures. Nous avons donc passés la soirée à regarder les avis sur Internet des différentes compagnies. Il a ensuite fallut convaincre les plus sceptiques ; ceux qui ont peur de l’avion. C’est vrai que ce n’est pas anodin comme activité. Finalement, lundi matin à 6h, Marco ; Pierre et moi sommes allés voir les différentes compagnies et notre choix s’est posé sur la compagnie AeroParacas. Ils ont de bons commentaires sur la qualité des vols sur Tripadvisor, mais leur note globale est plutôt moyenne car, d’après les commentaires, l’organisation et l’accueil ne sont pas leur point fort. Pour notre part, tout s’est bien passé, tant au niveau de la prise en charge que du vol en lui-même. Nous avons bien apprécié ces 30min de survol des lignes et des figures. Nous ne regrettons pas cette expérience. Limite on aurait bien aimé faire un 2nd tour pour encore profiter davantage. En effet le temps qu’on observe avec nos yeux le motif, qu’on le retrouve avec l’appareil photo, qu’on zoome et qu’on prenne la photo eh bien on ne profite pas bien de l’environnement, mais bon… c’était déjà génial !!!

Une fois que tout le monde a bien digéré le vol nous sommes allés découvrir les quelques ruines du coin. Il existe une sorte de petit boleto turistico avec 4 sites : 2figures géométriques, un centre administratif Inca et d’authentiques aqueducs.

Photos route

Photos lignes de Nasca

Photos ruines autour de Nasca

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