La côte caribéenne, du 11 juin au 03 Juillet 2019 – COLOMBIE

Camping San Barnabé, entre Santa Marta et Palomino

Nous y avons rejoint les Teissuenos mardi midi. Nous avons installé nos camions et notre campement, à quelques mètres de la plage, sous les cocotiers.

Au programme : longues siestes dans les hamacs, parties d’échecs, Time’s up, mémory, et ateliers manuels (cocottes en papier, peinture, dessin, …) et pour couronner le tout « apéro-belote coinchée ».

Christel et moi jouons ensemble, contre les garçons. Les premiers jours on se faisait laminer. Ils nous mettaient des milliers de points dans la vue. Ils jubilaient et nous, nous ruminions. Mais la tendance s’est inversée. Notre duo a trouvé son rythme et nous arrivons même à les mettre capot et à les coincher ! Je crois qu’on peut désormais dire que nous avons des niveaux équitables. Les parties n’en sont que plus trépidantes.

Ah oui j’allais oublier ! Dans nos activités favorites dans ce camping il y a la dégustation de fruits. Ici y a des tas de cocotiers et donc tout plein de cocos à disposition. L’un des travailleurs, qui nous a à la bonne, nous apporte quotidiennement des seaux de petites mangues exquises. Il nous a également ramassé des pomelos verts. Et grâce à lui nous avons découvert un nouveau fruit : la guabana (je crois). C’est très gros et vert. La chair à l’intérieur est blanche et très juteuse. Il était tout surpris quand on lui a dit que ça n’existait pas chez nous. Apparemment certains diraient que ce fruit pourrait aider à la guérison des cancers.

Lorsque nous étions dans ce camping nous avons préparé un petit apéro dînatoire pour fêter nos 1an de voyage. Au menu : foie gras de Sarlat sur croûtons (merci les Teissuenos !), patacones et bananes frites par Pierre, moi j’ai préparé un guacamole et le tout arrosé de notre dernière bouteille de vin chilien.

On a passé la soirée à se remémorer les bons et mauvais souvenirs, les fous rires, les randos, les routes périlleuses, les routes hasardeuses, les campements parfois loin de nos attentes, etc.

On gardera à coup sûr un bon souvenir de cette soirée et d’excellents souvenirs de voyage mais surtout une superbe relation entre nous 6. Nous sommes devenus les tonton-tata d’adoption pour les enfants. Nous étions là pour leurs anniversaires, pour les 2 premières dents tombées de Maxime, pour Noël, et nous avons visité quasiment tous les sites majeurs ensemble (Périto Moreno, Machu Picchu, le salar d’Uyuni, etc).

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Rio Acha

Après 7nuits passées dans notre camping à apprendre aux lyonnais « la glandouille pour les nuls » nous avons tous eu envie d’aller voir ailleurs. Palomino est un village qui attire, apparemment, énormément les touristes et les voyageurs. Nous l’avons fuit. C’est ce que j’appellerai un énorme bric-à-brac avec des routes de terre. On se demande ce que les gens viennent y chercher ?

Bref on a donc tracé tout droit direction Rio Acha. On n’avait déjà pas froid sur notre bord de plage sous les cocotiers mais alors là c’était bien pire. On a dépassé les 38 avec un vent chaud. Trop bizarre comme chaleur. On suffoquait du manque de frais. On dirait une ville qui sort du désert. C’est moche et ça semble non terminé. Certains coins sont très urbanisés. Pour nous aucun attrait. Certes la plage est de sable blanc mais il n’y a plus les cocotiers, et donc pas d’ombre, et l’eau est maronnasse, bien que très turquoise au loin.

Il a été difficile de trouver un endroit où se poser pour manger car nous n’avons pas la clim donc il est impératif pour nous de trouver de l’ombre. Ça n’a pas été simple mais nous avons réussi à trouver un arbre avec un banc, vue mer. Ensuite nous nous sommes rendus au centre commercial pour se mettre au frais pour chercher sur le net nos billets d’avion pour le retour.

Ça n’a pas été une partie de plaisir. C’est assez compliqué d’allier tous nos souhaits : bagages inclus, trajets pas trop longs, pas trop d’escales et, évidement, pas trop cher !

Après des heures de recherches fortuites nous avons pris la décision de prendre des billets sans bagages car cela représente 300€ d’économie. Nous partons le 16 juillet de Carthagène et nous ferons une halte en Floride, puis direction Paris. Nous atterrirons le 17 en milieu de journée.

Quant à Ornicar, il est censé débuter son voyage le 11 juillet. Et nous devrions aller à Zeebruge vers le 12 Août pour le récupérer.

Comme la ville ne nous a pas plu et que c’est un vrai four nous sommes retournés dormir au camping San Barnabe.

La nuit était tombée lorsque subitement le pneu avant gauche a éclaté. C’est le 3e pneu que nous éclatons depuis le début du voyage. Michelin commence à nous taper sur le système. D’autant que là c’est la nuit noire, que les gens roulent comme des fous et qu’il n’existe pas de bande d’arrêt d’urgence. Pierre ne faisait pas le malin pour changer sa roue. En plus c’était l’avant gauche donc bien côté route. Niveau de dangerosité : +1000 ! Heureusement il sait bien faire et ça n’a pas été très long.

Comble du comble on arrive devant notre camping et la porte était fermée. Obligés de demander aux Teissuenos de trouver quelqu’un dans le camping pour nous ouvrir.

Notre petit jeune a expliqué le lendemain que depuis quelques jours ils avaient obligation de fermer les portails parce qu’il y a eu un couac à Palomino quelques jours auparavant. Un guerillero aurait tué quelqu’un et la police aurait tué un guerillero. De fait quand on est passé dans le village il était vide. Tout était fermé. Il n’y avait que des policiers et des militaires. Et pour la 1ere fois des hommes qu’on avait pas vu auparavant : GAULA. Nous en avons déduit que c’était une sorte de GIGN ou de forces spéciales. Il paraît même que la tête des policier serait mise à prix : 12 000 000clp soit 3 300€.

Pouin, pouin, pouin, pooouuiiiiinnnn…. Ça calme !

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Santa Marta

Après avoir pris le frais pendant plusieurs jours vers Minca, nous avons poursuivi notre route sur la côté caribéenne, à destination de Carthagène des Indes.

Nous savons à présent que nous devons déposer Ornicar au port le 9 juillet pour un départ au plus tôt le 11. Et nous, nous décollons le 16. Il nous reste donc pas mal de jours avant la fin.

Nous avons commencé par un petit tour vers BBVA. L’unique banque sans frais de Colombie. En effet, notre transitaire nous fait une belle ristourne si on le paie en cash. Problème : panne d’électricité dans la ville et un message d’erreur aux distributeur automatiques : tarjeta no operativa. On tente deux lieux dans la ville mais le message est similaire. C’est sans doute dû à la panne de courant pensons-nous….Le lendemain on retente notre chance. Malheureusement le message est le même, aux deux endroits. On se rassure en se disant que notre carte fonctionne bien puisqu’on l’utilise régulièrement pour divers autres paiements. On verra dans une autre ville. Et,au pire, tant pis on paiera des frais et puis c’est tout.

Que dire de Santa Marta ? Pas grand chose. Il n’y a rien de spécial à y voir. Nous avons longé le malecon (l’axe côtier) et avons pu voir de nombreux sacs tissés Wayu. Ce sont des sacs, tissés et très colorés avec des anses larges à motifs géométriques et des franfreluches et des pompons. Je les adore. Depuis que j’ai vu celui de Kika je suis fascinée. J’en ai acheté, classico-classique : de taille moyenne et noir. Christel aussi s’en ai offert un. Il est plus gros et rose flashy ! Si ils n’étaient pas si chers je m’en offrirais bien deux ou trois différents !

A part cela, Pierre, depuis plus d’une semaine était malade (tourista?). Il s’est renseigné auprès d’un médecin français en qui nous avons entièrement confiance. Celui-ci a évoqué 4 maladies possibles (dûes à des parasites ou des bactéries) : listériose, salmonellose,… Il nous a conseillé d’aller faire des analyses dans un labo. Nous nous sommes donc rendus dans un ho^pital. A peine garé, le balayeur nous dit d’aller aux urgences. Il est très gentil mais les urgences ça ne nous intéresse pas : beaucoup de monde, des cas pas bien jolis à voir et par rapport à d’autres on ne se considère pas comme un cas urgent. On s’arrête alors dans une clinique. Les dames nous font un joli devant à 250 000clp (68,62€) pour ne même pas être sûr de voir un médecin. Avant de s’engager on demande le type d’analyse pratiqué et les délais de traitement.Eh bien, accrochez-vous parce que sur les 4 choses à vérifier ils n’en pratiquaient qu’une seule et on recevrait les résultats 15 jours après. Nous mais allô quoi ! Ils sont capable de faire des estimations de coûts pour des choses qu’ils ne pratiquent pas.Alors là, on pouvait s’attendre à tout mais certainement pas à ça !

Retour à la case départ. Finalement une pharmacie nous oriente vers un labo privé. On passe trois fois devant sans le voir, on demande à 3 ou 4 personnes. Tous nous indique la même direction et quand on demande si ‘est écrit en façade ils répondent oui. Bref au bout d’un moment on pénètre dans un bâtiment et on demande notre chemin au réceptionniste. Ô joie, c’est ici ! Il est 11h20 et il faut déposer l’analyse avant midi. Comme d’habitude il faut sortir et trouver une pharmacie pour acheter le matos etc etc. Bref, on est arrivé à 11h58 et ils étaient fermés. On a donc dû attendre 14H30 pour le dépôt. Nous en avons profiter pour nous délecter d’un almuerzo avec vue sur la mer Caraïbe et les portes-containers ! Pierre s’est aussi offert un souvenir de la Colombie : un maillot de foot de l’équipe nationale. En ce moment se joue la Copa America et il y a foultitude de maillots pas chers !

Nous avons poursuivi notre folle journée à courir après une soufflette pour nettoyer le derrière du frigo car il ne faisait plus de froid. Et enfin on s’est posé. Nous avons élu domicile avec un autre camping-car français. Le plus drôle c’est que ce sont des argentins d’Australie qui en dispose ! Nous sommes dans une ruelle qui donne direct sur une plage. Ici le sable est très foncé, quasiment noir ! Mais qu’est-ce que l’eau est bonne. Ça fait du bien de pouvoir se baigner.

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Termas « El volcan »

Comme on a un peu froid (ironie!) nous décidons de nous rendre sur un site pour se baigner dans des eaux thermales. Le lieu est assez calme et reposant. C’est 20 000clp par personne pour profiter à volonté des 3 bassins d’eau. L’eau y est carrément bouillante ; de 39 à 42°. J’ai bien cru que je ne pourrais pas y être plus qu’un orteil. Mais sur les conseils de la personne qui y travaille et nous a reçu j’ai posé mon pied bien plat, je me suis détendue et j’ai avancé progressivement. Et au final je l’ai fait. Et après cela quoi de mieux qu’une douche fraîche. Pas glaciale comme on a pu en avoir dans d’autres lieux, juste un peu fraîche.

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Puerto Velero, playa del Trebol

Nous avons séjourné 3 nuits ici, quasi seuls au monde. Ce lieu est différent de ce qu’on a pu voir. La plage n’est qu’un alignement de palapas. Ce sont des sortes de cabanes ouvertes, en bambou avec un toit en palmes. En dessous sont installés tables et chaises. Ce sont en fait des salles de restaurant ! Heureusement pour nous il n’y avait pas un chat la semaine et très peu de monde le week-end donc nous avons pu en profiter gratuitement. Et heureusement car il n’y a pas un pète d’ombre ici vu qu’il n’y a pas d’arbres. La chaleur est telle qu’en début de matinée (entre 8H00 et 9H00) nous avons réussi à prendre des coups de soleil en faisant notre linge -donc en étant exposés à peine 10min.

Malheureusement, cette fois encore impossible de se baigner. Et c’est vraiment dommage car ici nous étions dans une sorte de golfe et la mer y était très paisible. Mais le fait est que lorsque nous nous en sommes approchés nous avons vu des méduses sur le bord. Impossible de dire si elles étaient nocives ou non car des gens se baignaient. Mais pour nous, dans le doute, nous nous sommes abstenus !

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Santa Veronica, hôtel JuanMar

On se rapproche tout doucement de Carthagène…et du départ.

Sur les conseils des Teissuenos on se rend à cet hôtel avec piscine et accès à la mer.

Pour 20000clp la nuit (5,52€) nous avons accès au wifi, aux douches, aux wc, et à la piscine.

Aaaahhhh ! Le comble du bonheur pour nous : wifi, mer et piscine !

Il fait une de ses chaleurs….un peu comme la canicule en France il semblerait ! Fort heureusement il y a du vent ce qui empêche de se sentir dans un four et, surtout, ce qui fait bien baisser la température du camion dans la soirée et pendant la nuit.

Mais on dépassait quand même les 27,5 pour s’endormir.Néanmoins j’ai l’impression qu’on s’y fait car parfois on s’est surpris à dire « il fait plus frais ce soir » alors que le thermomètre affichait 26,7 !!

Au programme de ces 4 jours : piscine, plage, achat du visa pour notre escale aux states, réseaux sociaux, téléchargement et organisation de notre retour en France.

On s’est trouvé une petite cantine à quelques pas à pieds. C’est une boulangerie-restaurant !

C’est très bon, c’est pourquoi nous y avons déjeuné 3x mais ce qui est drôle (ou pas) c’est que selon la date les tarifs changent ! Le 1er jour 8000clp (2,21€), le dimanche c’était à partir de 17000 clp (4,69€) : vu que le menu était le même que la veille nous n’y avons pas déjeuner, et le lundi (1er juillet, jour férié ici) c’était 10000clp (2,76€) mais sans la boisson. C’est à vous rendre chèvre !!!!!

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