La Mitad del Mundo, 26 Avril 2019 – EQUATEUR

Depuis deux jours on ne cesse de croiser la ligne d’Equateur. Parfois une petit ligne jaune est peinte au sol et parfois rien du tout. C’est grâce au GPS qu’on peut savoir à quel(s) moment(s) on peut la franchir.

La première fois nous avions mis une étape sur le GPS. C’était une route tout ce qu’il y a de plus banal. On s’arrête. On cherche des yeux un panneau, une indication, un truc qui nous féliciterait ou du moins nous informerait mais rien. Et 2sec avant de partir Pierre remarque une ligne jaune peinte au sol. « Tu crois que ce serait ça ??? » – «  euh….ché pô ! Elle voudrait dire quoi d’autre cette ligne sinon ?? »

On a fait nos petites phots, tous contents qu’on était d’avoir trouvé tous seuls ce mini-indice. Il est clair que si nous n’avions pas réfléchi avant de commencer à rouler, on n’aurait rien vu du tout !!

Le lendemain on s’arrête dans un pueblito. Notre application Ioverlander nous dit qu’au centre du village il y a de nouveau la ligne de la mitad del mundo. On y va en camion, on fait le tour de la placette, rien ! On se dirige sur la place principale pour manger un almuerzo (5$ aujourd’hui) et on retourne ensuite à pied sur la 1ere place. On fait le tourne, en long, en large et en travers et on voit rien. En même temps que cherchons-nous ? Un panneau, une pancarte, un mot au sol, une statue ? Aucune idée!Et au moment de partir je remarque un marquage au sol, au pied d’un palmier de la place. Cette marque traverse la route et s’arrête sur le trottoir d’en face. Et là, sur le muret d’une habite deux pierres avec chacune l’inscription 0. Eh béh…fallait comprendre ! Au premier coup d’oeil ça ne saute aux yeux !

Après cette petite pause nous avons croisé les Teissuenos. Quasiment un mois qu’on ne s’est pas vu. On a, comme à chaque fois, des tas de chose à se raconter. Ils rentraient, la veille, des îles Galapagos. Il y ont passé 10 jours de rêve. Bon c’est pas le tout mais il est 15h30 et le musée de la Mitad del Mundo ferme à 17h. Faut pas traîner. Eux, roulent en direction de Mindo pour aller voir cascades, papillons et oiseaux.

Nous arrivons au musée Inti-Nan. Ce lieu est super.

La guide nous explique, dans un premier temps, la vie des aborigènes d’Amazonie, les animaux qu’on peut y trouver (tous plus dangereux les uns que les autres) et quelques coutumes que nous pouvons qualifier de carrément morbides. En effet, il leur arrivait de décapiter certaines personnes (jusque là rien de surprenant) mais ensuite ils retiraient tous les os et les muscles de la dite-tête, puis hop dans l’eau bouillante jusqu’à ce que la peau (la tête vidée) fasse la taille d’un poing. Ils appellent ça «cabeza reducta » (tête réduite). C’est absolument ignoble. Mais pour eux c’était une fierté, une richesse ; Ils pouvaient les planter sur un pieux ou les porter en collier. Horrible !

Ensuite arrive les fameuses expériences qui tendent à prouver que nous sommes parfaitement bien à la Mitad del Mundo.

A quelques mètres d’ici il y a un site Mitad del Mundo. Il est payant (4$ pp). Et il paraît que ce sont des français, il y a fort, fort, fort longtemps, qui avaient calculé les coordonnées de la Mitad del Mundo et qui l’ont positionné ici. Il n’y a pas si longtemps, des américains ont voulu vérifier cela, en utilisant cette fois, les GPS. Et hop le 1er site est devenu un attrape-touristes.

Cela dit,la guide nous a expliqué que la planète (comprendre les plaques tectoniques) est en mouvement constant donc peut-être que dans 20 ans la ligne d’Équateur passerait plus au Nord, ou au Sud.

Alors, revenons à nos expériences pas toujours très scientifiques ! Elles sont au nombre de 4.

La première est de faire tenir un œuf sur un clou. Le jaune d’œuf étant attiré par la force magnétique de la ligne imaginaire il peut tenir, à condition d’être agile ! Pierre est moins avons remporté notre brevet : nous sommes les maestros de l’œuf !

Ensuite, elle nous a expliqué les différents sens où l’eau s’évacue dans un évier. Sur la ligne, aucun tourbillon. L’eau descend tout droit. Dans l’hémisphère Nord, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et, dans l’hémisphère Sud, dans le sens des aiguilles. Là, clairement c’était flagrant. Elle nous a dit que le nom d’océan Pacifique venait de cet effet car à ces latitudes il est très calme, très pacifique (là c’est tout de suite un peu moins scientifique, mais pourquoi pas…).

Après, elle nous a demandé d’essayer de marcher, les yeux fermés et les bras tendus, sur la ligne dessinée au sol. Là, c’est carrément impossible. On a l’impression de tomber d’un côté ou de l’autre. Ce serait les forces d’attractions qui nous attireraient à l’extérieur de cette ligne et qui nous donnerait l’impression d’être complètement burracho (saoul).

Et pour finir, Pierre a servi de cobaye. Dans l’un des hémisphère (peu importe lequel), elle lui demande de faire un rond solide avec son pouce et son index et de serrer très fort. Et elle, devait essayer d’ouvrir le rond formé par les doigts. Impossible. Même chose mais positionnés sur la ligne, magie, les doigts s’écartent malgré la résistance de Pierre. Deuxième exemple : Pierre est toujours cobaye. Dans l’un des hémisphères : bras tendus et positionnés légèrement au-dessus de la tête, avec les deux mains jointes (entrelacées).;Il doit exercer une force pour que la guide ne lui fasse pas baisser les bras en appuyant dessus et exerçant une pression vers le bas. Il lutte et rien ne bouge. Qu’est-ce qu’il est costaud !!! Même exercice positionnés sur la ligne. Les bras baissent en quelques secondes. Incroyable ! Mais surtout incompréhensible !

On ne peut pas vraiment dire que tout ceci soit très scientifique néanmoins c’est très drôle et cela pousse un peu s’interroger sur le fonctionnement de notre petite planète.

Photos du musée

des cuyes

les fameuses têtes réduites

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