La montagne aux 7 couleurs, jeudi 7 Février 2019 – PEROU

Nous n’avions pas connaissance de ce site et c’est nos copains lyonnais qui nous en ont parlé. En plus ce lieu fait partie du gros livre des découvertes autour du monde de Juliette (leur fille). Nous avons vu une photo et nous avons tout de suite eu envie de voir de nos propres yeux ce lieu incroyable.

Pour y accéder nous avons pris une véritable route de l’extrême. Ici, impossible de se croiser. Heureusement à l’heure où nous avons commencé l’ascension il n’y avait personne. Je ne sais pas si c’est parce que nous sommes en basse-saison ou si c’est juste une question d’horaire.Nous ne sommes pas allés jusqu’au parking, qui est aussi le point de départ de la randonnée, car la nuit arrive vite ici (on a perdu 2H : nuit à 18h00). Aux ¾ du chemin nous avons campé près d’un rio. Pas de chance, malgré un tatage expert du sol nous nous sommes tanqués. Heureusement les copains étaient là pour nous sortir mais ce fut non sans peine. En effet nous étions dans le mauvais sens. A l’arrière d’Ornicar il n’y a pas d’anneau de remorquage et notre parechoc arrière n’est que décoratif (plastique fixé avec 4 vis dans le bois sous le camping-car). Il a fallu s’y reprendre à deux fois pour qu’ils nous sortent de là tant on patinait dans a gadoue. De ce fait la nuit fut mitigée entre moi qui avait la sensation que le camion reculait et Christel qui pensait que la rivière allait nous atteindre.

Finalement vers 8h30 nous sommes partis jusqu’au parking du départ de la randonnée.

C’est vraiment un lieu que nous recommandons car on se surpasse sur cette randonnée. Les paysages sont superbes et, cette fois on peut véritablement le dire « c’est à couper le souffle ». Ben oui ! Passer de 4500m à 5050m on manque d’oxygène ; Et mine de rien ça grimpe et on s’essouffle. Techniquement, nous n’avons pas eu l’impression que c’était l’ascension la plus dure (niveau muscle) mais c’est au niveau de la respiration que c’est plus compliqué. M’enfin, comme on dit « le jeu en valait la chandelle ». Cette fois c’est une vraie montagne très colorée quo nous attendait. Rien à voir avec celle des environs de Tupiza.

Néanmoins nous devons admettre que notre ascension a quelque peu été perturbée et dégradée par une guéguerre qui subsiste entre deux communautés indigènes. Je vous explique.

Au bas de la randonnée il y a une guitoune avec un droit d’accès de 10sol pp. Le type, très agréable et prévenant, nous avertit qu’au pied de la montagne il y a des personnes qui nous quémanderont des sous pour poursuivre la marche et profiter du spectacle. Il nous dit que ce «péage » n’est pas officiel et que c’est libre à nous de payer ou non. Ça ne nous réjouit déjà qu’à moitié de savoir qu’en haut on va se faire racketter. Malgré tout on monte, on monte. Les pauses s’enchaînent pour reprendre notre souffle. Et arrive finalement le dit « check point ». On leur dit qu’on a déjà payé en bas et que le type d’en bas nous a dit que ce péage était officieux et que nous ne cautionnons pas le racket, surtout que nous, étrangers, nous payons toujours plus que les autres. Le ton monte. On passe sous la corde et on arrive à la montagne. Les esprits s’échauffent. Les péruviens descendent plus vite la montagne que nous, nous la montons. Ça parlemente, ça parlemente, ça parlemente. Finalement ils nous disent de profiter de la montagne car la pluie approche (c’est vrai qu’il faisait drôlement froid, on a même eu du grésil). Nous sommes obligés de repasser par le check-point pour descendre. On parle avec le péruvien. Il nous explique que tout est une question de «propriété de terrain». Nous nous excusons de notre virulence. Et au final nous payons, pour nous tous, 10sol. Histoire de marquer le coup et tout se termine par une poignée de main entre péruvien et français. On a enterré la hache de guerre par cette poignée de main.

Une fois en bas, Pierre est allé voir le gars de la guitoune pour lui dire qu’il était impossible de ne pas payer en haut et qu’il valait mieux qu’ils disent aux visiteurs qu’il y a un 2nd péage en haut.

Photos de la grimpette

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