La Ruta del Spondylus, Part. II du 09 au 23 Avril – EQUATEUR

Puerto Lopez

Devinez qui on a croisé à la sortie du supermarché ? Les Colombiens ! Mais on s’est juste entr’aperçus.

Pour la 1ère fois depuis notre entrée en Équateur on a eu du wifi gratuit. C’est vraiment lamentable ici la téléphonie et l’internet. Ça coûte un bras pour 3x rien en termes de données.

On s’est ensuite garé au port de pêche. On a mangé tous les 4 du poisson frit avec du riz et des patacones (à base de bananes, c’est salé et très bon). Ensuite on a suivi les argentins qui sont à la recherche de 2,3 bricoles pour améliorer leur système de gaz dans le camion. Finalement, au bout d’un moment nous les avons laissé en ville pour revenir au camion côté plage.

Nous en avons profité pour aller voir une agence de voyage pour faire une sortie en mer vers l’île de la Plata. C’est une sortie à la journée pour aller voir les tortues en mer, les fous à pattes bleues et faire un peu de snorkelling (plongée sans bouteille).

Nous avons fait la sortie en mer le jeudi 11 Avril avec Pablo et Anabel.

La journée a débuté par 1bonne heure de bateau pour arriver jusqu’à l’île de la Plata. Avant de poser le pied sur l’île nous avons eu la chance de voir des tortues vertes du Pacifique, ainsi que des petits poissons colorés (comme ceux qu’on voit en aquarium chez nous). Ensuite nous avons marché. Je ne saurais dire combien de temps par contre, ce dont je suis sûre, c’est qu’il y faisait une chaleur de fou. Et puis on a commencé à observer les fameux oiseaux à pattes bleues. On peut distinguer le mâle de la femelle par leurs cris mais aussi par la dilatation de leurs yeux. Mais en plein vol ou de loin, impossible de savoir qui est qui ! Contrairement aux pingouins croisés plusieurs fois ce ne sont pas des animaux fidèles. Ils s’accouplent chaque année avec un nouveau partenaire et la femelle pond deux ou trois œufs par an. Ce ne sont pas des animaux farouches ils restent à proximité de nous sans crier, sans bouger, sans fuir. Nous sommes regrimpés sur le bateau où ils nous ont offerts un morceu de pastèque ainsi que deux petits sandwichs (l’un au thon et l’autre au fromage). Et, enfin le snorkelling a débuté. Nous avions snorkellé pour la première et dernière fois lors de nos vacances en Croatie. Là-bas l’eau était si claire qu’il était facile d’observer la faune marine. Là, ils nous ont lâché en pleine mer. Nous qui avons un peu la trouille de l’eau, avons un peu flippé. Et moi surtout qui ne sait pas plonger ni sauter dans l’eau je me suis retrouvée bien embêtée. Pour aller voir les poissons pas le choix il faut faire un petit bond pour quitter le bateau. La profondeur était entre 3 et 4m. Beurk ! J’ai bu la tasse ! Mais je suis dans l’eau ! A nous les poissons ! Au final ce fut un peu la déception car on en a vu vraiment peu et le si peu qu’on a vu c’était des dorades. Autant dire que ça manquait un peu d’exotisme.

Photos Isla de la plata

Photos Puerto Lopez

Playa Los Frailes

Nous nous y sommes rendus en amoureux. Cela fait du bien après plus de 15 jours passés en mode auberge espagnole avec les argentins. Il faut dire qu’on vit ensemble de 9h30 jusqu’à minuit, voire plus et que l’on partage tous nos repas.

Cette plage est située dans le Parc Nacional la Machalilla. Son accès est donc réglementé, mais, étonnamment, il est gratuit. Le nombre de place de parking est limité à 66 véhicules « normaux » et 12 véhicules de grande taille. A l’entrée ils saisissent juste le numéro de passeport.

La plage est assez jolie mais elle n’a rien non plus d’extraordinaire. Ce qui la différencie des autres c’est peut-être sa couleur, plus bleue turquoise, et/ou ses vagues. Depuis que nous campons sur les côtes équatoriennes nous avons l’habitude des vagues. Elles sont parfois impressionnantes mais pas bien méchantes. Ici c’est tout l’inverse. Elle ne sont vraiment pas hautes mais elles claquent direct !

Y’en a plus d’un qui se retrouve sur les fesses. Ce fut, bien sûr, mon cas. Mme cata en personne ! Même pas 10min que j’étais dans l’eau. Autant les autres se bidonnent autant moi ça m’a bien calmé car mon popotin en a pris un coup. Je ne suis pas retournée à l’eau jusqu’à ce que, vers 14h, on aille un peu plus loin, dans une sorte de crique. Il y avait largement moins de monde et nous étions les seuls à l’eau. Ici plus de vagues qui fouettent ! Une mer chaude et paisible, parfaite pour observer les fonds marins.

Photos Los Frailes

Vers 15h30 nous avons regagné le véhicule car le parc ferme à 16H. A la sortie nous avons retrouvé les argentins. Eux ne pouvaient pas venir à cause de leur chien. Sur ces plage les mascottas (animaux domestiques) ne sont pas autorisés. Pierre avait en effet prévu de leur installer un ventilateur pour leur frigo qui ne fait pas assez de froid. D’ailleurs il leur avait réparé la douche en arrivant à Puerto Lopez et en sortant du parc, à la station-service, il a remarqué une fuite de gazole, qu’il a également réparé. J’ai bien l’impression que Pablo n’a aucune notion de mécanique ni de bricolage !

Nous avons fait quelques kilomètres puis sommes arrivés dans un pueblito. Nous sommes descendus jusqu’à la plage pour installer notre campement. Les garçons ont fait un grand feu car la soirée était un peu fraîche.

Nous sommes repartis le lendemain matin chacun à notre tour.

Photos spot

Puerto Cayo

Nous avons roulé vers Puerto Cayo. Nous avons fait une petite pause pour déjeuner. Au menu de cet almuerzo : soupe de crevettes et poisson frit, le tout accompagné d’une limonada (rien à voir avec la limonade : c’est un jus de citron sucré). On marche un petit peu en direction de la mer et oh ! Qui voilà ? Les argentiins !

Avec Ornicar nous sommes allés explorer le village, à la recherche du spot de l’année alliant mer, plage, propreté, ombre et palmiers. En vain. Nous sommes revenus là où étaient les argentins. Nous avons passés trois nuits sur ce spot très tranquille avec un quincho pour nous abriter de la chaleur. On s’est fait 2 soirées pizza-jeux de société ! Un des soirs nous sommes allées à pieds, par la plage, acheter des crevettes directement aux bateaux qui revenaient de pêche. 1$ l’unité ! Ouille ! Mais elles sont grosses, un peu plus que nos gambas il me semble. Pablo les a cuites, en brochettes, à la parilla. Moi j’ai préparé une petite sauce huile d’olive, citron et ail et Pierre a fait des patacones (bananes plantain frites).

Un jour, avec Pierre, alors que nous étions partis faire 2, 3 achats dans le village nous avons aperçu un chaton d’une quinzaine de jours. Un monsieur était avec lui, las, et désespéré. Il nous a expliqué que sa maman ne s’occupe pas de lui, et que les autres chatons de la fratrie se sont tous fait mangé par les chiens. Il était dépité. Il savait que ce dernier ne passerait pas la nuit.On est resté un moment tous les 3, à veiller sur ce mini félin et son destin tragique. On a réfléchi à l’idée de le prendre avec nous. Mais, si petit, il ne peut se nourrir seul, il n’est pas propre, et souvent cela fait des chats un peu dingo car la maman est là pour leur apprendre comment se comporter. Et puis comment on fait pour le ramener en France après ? Lui imposer 24h d’avion si petit c’est quand même pas rien. On s’excuse auprès du monsieur et on lui explique qu’on ne peut pas le prendre. Il nous prend par les sentiments en répétant qu’il ne passera pas la nuit. On le croit volontiers car les chiens lui tournent déjà autour alors que nous sommes là. Ça nous fend le cœur mais nous partons. Quel déchirement ! Pauvre minet…..

Photos Puerto Cayo

céviché de poisson

les patacones de Pierre

les fameuses crevettes à 1$

Manta et ses environs

Contrairement à ce que nous nous imaginions Manta est une grosse ville.J’ai l’impression qu’elle doit son essor à la pêche, plus particulièrement au thon. C’est assez industriel et la péréphérie nous semble être un ensemble de favelas, ou du moins de quartiers défavorisés.

Nous avons enfin retrouvé un supermarché. Il sont très rares dans ce pays. Après 2h dans le magasin (merci la clim et le wifi gratuit) nous sommes partis à la recherche d’un spot.

Une galère sans nom. C’est la semaine sainte et nous sommes vendredi saint. Il y a du monde partout, c’est moche, c’est bruyant, et ça ne nous semble pas très sécuritaire. On tourne, on tourne. Finalement cela se termine dans un pueblito, sur une plage. Mais quelle nuit m……. ! Du bruit, du bruit, du bruit ! Entre la musique, les chiens, le camion poubelle, les voisins…L’enfer.

Nous petit déjeunons et partons tandis que les argentins retournent en ville pour faire quelques amplettes. Nous, nous prenons la route vers Montecristi pour faire remplir nos 2 bouteilles de gaz. La 1ere est vide et la seconde quasiment. Et comme il fait très chaud le frigo tourne à fond et on consomme beaucoup. On craint de ne pas passer le weekend. On arrive donc à l’entrepôt où les camions arrivent pleins de bouteilles vides et repartent pleins de bouteilles pleines.

A l’entrée le gars nous rembarre direct. On ne sert pas les particuliers, encore moins les touristes et de toute façon il n’y a pas de chef aujourd’hui. Un chauffeur de camion, plus compatissant lui dit « allez, aide-les ils sont de passage et vont tomber en panne ». Il n’a rien voulu entendre. Mais le chauffeur a dit qu’il allait nous aider et qu’il s’occuperait de faire une facturation. On attend donc. Quand il ressort, il tire une tête de 6pieds de long et nous dit impossible le chef n’est pas là, désolé. Puis il part. On suppose qu’il s’est fait reprendre quand il était à l’intérieur. Quelle poisse ! Pour une fois qu’on tombait sur un gentil… Nous voici donc revenus au point de départ, sans gaz. On retentera lundi, si on est toujours dans les parages.

Pierre avait donné rendez-vous aux argentins dans l’après-midi. Le spot prévu était payant et nul. Cette fois encore on tourne à la recherche d’un lieu qui nous convienne pour y passer la soirée et la nuit. Rien, mais alors rien du tout. La nuit tombe. On s’installe finalement sur un parking payant. 5$ la nuit. C’est bien cher payé pour 0 service. Mais au moins la nuit a été tranquille vu qu’ils vident le parking pour 19H.

Photos spot à 5$

Boca de Briceno

Le lendemain, nous reprenons notre convoi de 2 Mercedes-Benz. Et nous trouvons un petit coin tout tranquille pour nous installer.

Les Argentins rencontrent un problème sur leur démarreur. Pierre fait le diagnostic. Ils passent l’après-midi chez un repuesto tandis que nous on bouine en ville, à la recherche d’un lieu pour remplir nos 2 bouteilles de gaz et aussi pour acheter une ampoule de phare avant pour Ornicar. On revient, délesté de 5$ pour l’ampoule (oui oui, 5$ une ampoule de phare) alors que les argentins eux ont passé 3h chez le mécanico, pour seulement 10$. Il est un peu difficile pour nous de comprendre de bien comprendre la valeur des choses tant les prix fluctuent et nous semblent incohérents. Un jour t’as 4pitayas pour 1$ et 10km plus c’est 0,75 l’unité.

En rentrant, les argentins sont venus accompagnés d’une surprise : des nouveaux voyageurs, avec un Mercedes-Benz également. Il s’agit d’un couple paraguayo-suisse ! Pfiou ! Que ça nous fait du bien de parler un peu français avec Sévérine ! Bientôt un mois que nous n’échangeons qu’en espagnol ! Je pense que, grâce à ces rencontres, nous avons pas mal progressé au niveau de la langue. On enrichit notre vocabulaire c’est sur, mais on améliore aussi la technique. Je me souviens très bien de la conjugaison au passé composé, et, depuis le début nous n’utilisons que ce temps pour exprimer le passé. Or en Amérique du Sud il parle au passé simple. Et pour nous c’est plus difficile.

Photos

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