La vallée sacrée, du 08 au 19 Février 2019, PEROU

La Vallée Sacrée regroupe un certain nombre de sites Incas. C’est ici que sont le mieux conservés les vestiges, témoignages d’une époque brève (une centaine d’années) mais prospère. Grace au boleto turistico*, nous avons pu visiter un nombre incroyable de sites; Il était certes un peu coûteux (130soles pp) mais nous l’avons super bien amorti !

Nous sommes arrivés le 08 au soir à Ollantaytambo. Nous avons posé notre campement dans un parking payant et sécurisé car le centre du village est étroit et nous savons que nous allons devoir rester quelques jours.

Le samedi 09 au matin les garçons sont allés à la gare acheter no s billets de train pour aller au Machu Picchu le lendemain (dimanche 10). Nous avons pris notre temps et avons fait une promenade dans le village tous ensemble. Il y a un petit mercado pour tout ce qui est souvenirs (textiles, aimants, bijoux, peluches, etc.) et un mercado pour tout ce qui est alimentation.

Dimanche 10 Février : Découverte du Machu Picchu

Lundi 11 Février : Nous étions attendus par une famille de français que les Teissuenos connaissent. Nous avons visité les ruines d’Ollantaytambo tous ensemble, avec un guide. Elle était vraiment très intéressante et on sentait bien qu’elle était passionnée par ce qu’elle faisait. Ce site incroyable n’a pas eu le temps d’être érigé comme il était prévu (seulement 30%) car les Conquistadors sont arrivés au cours de la construction. Néanmoins il reste énormément d’éléments qui témoignent de la présence des Incas ici et surtout des techniques utilisées par ces derniers pour bâtir des édifices. Tout a été laissé à l’abandon ce qui a permis aux archéologues de bien étudier tous les stades de la construction.

Elle nous a très bien expliqué le principe « d’emboîtement » des pierres pour une structure plus stable et plus isolée. Le travail réalisé ici était incommensurable. Bien que perché à flanc de montagne le village a été réalisé avec des pierres venant d’une autre montagne. Les pierres taillées et prévues pour le temple du Soleil peuvent peser jusqu’à plus de 60T ! C’est un travail titanesque ! Rien que le transport, et puis ensuite les scinder, les polir et les assembler.

Pour tailler un morceau de mur dans un bloc de pierre brut ils utilisaient les fissures naturelles des blocs puis y perçaient des trous et y inséraient un bout de bois et de l’eau. Cette technique faisait craquer la pierre et cela permettait de créer des blocs plus petits. Pour le polissage, du cactus, du sable et de l’eau et le tour était joué. Nous avons pu toucher des pierres qui n’ont pas eu le temps d’être mises en place mais qui étaient prêtes à l’être et c’est surprenant comme c’est doux. C’est uniformément lisse.

Photos Ollantaytambo

Elle a évoqué avec nous les fameuses terrasses qui font la renommée des Incas. Il existait 3 sortes de terrasses : ornement, agricole, et soutènement. Elle nous a détaillé les techniques utilisées pour les terrasses agricoles. CF Terrasses de Moray.

Face au village, sur une montagne ont été établis des greniers qui servaient de lieu de conservation. Un visage d’homme barbu a été sculpté. La guide nous a raconté la légende qui dit qu’un grand homme blanc et barbu viendrait les délivrer. C’est une sorte de shaman qui a eu la vision et il a été décidé de sculpter ce visage qui représente pour eux une divinité. Cela expliquerait pourquoi les Incas n’ont pas fui lors de l’arrivée des Conquistadors. En effet, les Péruviens étaient petits et les Espagnols bien plus grands (encore plus vu qu’ils sont arrivés à cheval) et ils ont cru que la légende devenait vraie et que ces grands blancs barbus étaient leurs Dieux (les Incas étaient polythéistes). Ils les ont donc accueilli à bras ouverts créant ainsi, malgré eux, leur perte.

Photos ruine Ollantaytambo

 

Suite à la visite la 3e famille française est partie et nous avons déjeuné tous les 6 avec nos copains lyonnais au restaurant. Une grande première nous avons pu goûter la viande d’alpaca. Ce fut une dégustation du bout des lèvres vu la mini-quantité. A peine plus de 3 bouchées le morceau !!!

En fin de journée nous avons grimpé jusqu’aux greniers.

Mardi 12 Février : Journée OFF. Il y avait un blocage dans toutes les villes voisines jusqu’à Cusco (au moins). Une sorte de manifestation sociale nous supposons. Nous n’avons pas vraiment eu d’informations hormis le fait que les routes étaient impraticables. Aussi nous n’avons pas bougé d’un orteil de peur d’être coincés, de perdre notre temps et de nous agacer pour rien.

Mercredi 13 Février : Nous re-voici sur les routes. Nous prenons la direction du site de Moray qui était un centre d’expérimentation agricole à l’époque des Incas. Normalement ce n’est pas loin. Une 20aine de km sauf que nous avons fait plusieurs demi-tours : soit parce que nous nous étions trompés soit parce que la route était vraiment pas terrible. On a même dû pousser un arbre qui était en travers de notre chemin (suites du blocage de la veille). Finalement, en suivant la nationale et en se rajoutant plus de 30km nous sommes arrivés au site.

C’est sur que si nous n’avions pas eu les explications de la guide des ruines d’Ollantaytambo nous n’aurions rien compris.

En fait les Incas avaient creusés des terrasses circulaires, parallèles les unes aux autres pour faire des expériences agricoles. En effet, il a été constaté une différence de températures entre les terrasses les plus hautes et celles plus basses. Ainsi ils plantaient diverses variétés de maïs, diverses patates et de quinoa et ils pouvaient en déduire lesquelles se plaisaient mieux en haut et en bas. Cela permettait ainsi une meilleure production dans les régions avoisinantes.de leur produits. En effet ils étudiaient avec approfondissement les différents tests effectuaient sur ce site et pouvaient indiquer aux producteurs le meilleur endroit, la meilleure « altitude » pour que la récolte soit optimale.

Photos Moray

La grandeur des terrasses est assez stupéfiante. On se sent ridiculement petit dans cet environnement et surtout dans notre façon actuelle de produire. Enfin là, c’est un autre débat…

Jeudi 14 Février : Nous quittons Moray et ses terrasses en direction des Salinas de Maras.

Là-bas existe une source d’eau naturellement salée. De nombreux bassins ont été creusés afin que le canal les remplisse. Et ensuite le vent, et l’évaporation finissent tout le travail..ou presque.

Photos salinas

Nous déjeunons sur le parking puis repartons voir des ruines ! Ça faisait longtemps ! Destination ? Chinchero ! A quelques minutes de l’arrivée au village un orage et de la grêle. Génial…Bon, on se stationne sur la place principale, à côté de la police et on attend, chacun de nos camions, que la météo s’améliore. Lorsque le temps fut un peu plus clément nous avons commencé notre petite balade. Ce site, à prime abord, ne casse pas 3 pattes à un canard. Il y a des vestiges de maison et une église. Il est interdit de prendre des photos de l’église mais ce que l’on peut vous dire c’est qu’elle est unique en son genre. Tout ses murs sont peints, y compris le plafond. Par dessus ces peintures murales des tableaux, plutôt sombres, ont été disposés. Et il y a le chœur qui est richement paré ainsi que des autres « autels » qui se font face sur les ailes de l’église.

Nous avons repris notre promenade et avons découverts de jolies terrasses, avec vue sur les montagnes et, en contrebas, un petit rio.

Comme tous les sites touristiques de la Vallée Sacrée on grimpe beaucoup ! Ils aimaient se percher les Incas!!Ah ah ah !!

Photos Chinchero

Vendredi 15 Février : En route pour les ruines de Pisaq. Nous y arrivons vers 11h30. On déjeune sur le pseudo parking (au bord de la route, côté vide bien entendu!) et à 13h45 en avant, nous partons à l’assaut de ce vaste site archéologique.

Notre tour a duré environ 2h. Le site est un vrai labyrinthe. Il est difficile de s’y retrouver dans tous ces petits chemins et il reste énormément de bâtiments. Ce sont pour l’essentiel des habitations mais aussi des temples.

Photos Pisaq

  

Sur le trajet nous avons rencontré une famille française que les Teissuenos avaient déjà croisés. Nous sommes allées tous ensemble sur le spot du soir : au bord d’une rivière, à travers les galets. Nous avons papoté des heures autour d’un feu de bois d’eucalyptus réalisés par les garçons.

Samedi 16 Février : Nous avons quitté la 3e famille française en fin de matinée. Nous avons fait le plein (diesel, eau, retrait d’espèces) au village puis avons pris la route direction les sites de Puka Pukara et Tambomachay. Ces sites sont bien plus petits que ceux que nous avons vu précédemment. En 1h00 nous avions vu les 2.

Photos Puka Pukara et Tambomachay

Nous sommes arrivés à Cusco en fin d’après-midi.

Nous avons trouvé un petit square peinard pour y passer la nuit. En plus il y a des gardiens sur cette place donc nous avons pu dormir sur nos deux oreilles.

Dimanche 17 Février : Qu’il est agréable d’aussi bien dormir en ville un samedi soir ! En fin de matinée nous avons pris tous les 6 un taxi pour nous rendre dans le centre historique de la ville de Cusco (6Soles pour 6 personnes). Nous avons fait un petit tour et nous nous sommes vite aperçus que cette ville, tout aussi charmante qu’elle est, est un peu un attrape touristes. Si tu veux visiter les Églises gratuitement c’est le dimanche matin entre 6h et 10h. Bien entendu nous étions aux pieds de la première vers 10h30. Le reste du tout elles sont payantes. Et, évidement, elles ne sont pas sur le boleto turistico*. Du cou  pas de visite d’églises, tant pis.

Photos Cusco

 

L’après-midi nous avions convenu d’un RDV avec Guillaume, Flo et les enfants (rencontrés vendredi à la sortie de Pisac) au musée du chocolat et ensuite resto (cuyeria = cochon d’Inde) pour fêter l’anniversaire d’Hugo, un des deux enfants de Flo et Guillaume. Le hic c’est qu’on ne s’est pas trouvé au musée du chocolat. La raison ? Il y a plusieurs musées du chocolat à Cuzco (3). Si, si ! Et histoire de bien tourner en rond dans la ville on s’est également mal compris sur le restaurant. Nous étions attendus au resto qui propose des burgers d’alpaca alors que nous nous sommes rendus dans une cuyeria. Au final nous étions 4 familles françaises qui se sont retrouvées autour d’un burger d’alpaca. Un moment très sympa (et un bon repas!!).

Lundi 18 Février : Nous avons débuté la journée par une visite à l’hôpital. Sans aller trop dans les détails, j’ai quelques problèmes gynécologiques et après demande d’avis auprès d’une consœur gynéco de Christel et son propre avis il était plus prudent de consulter, surtout que nous étions dans une grande ville. La première clinique (Pardo) n’avait pas de gynéco avant la fin de la journée (on s’est pointé à 7h15!!) et la personne nous a orienté vers l’hôpital Solidaridad, juste en face.

Dans cet hôpital tu dis à l’accueil ton problème, tu passes en caisse, on te donne une facturette et tu te rends au service concerné (19 soles la consultation gynéco). Après avoir échangé avec la secrétaire elle me dit qu’il faut faire une écho vaginale et me renvoie à la caisse avec un petit papier. Là, tu re-paies ! 44 soles puis tu vas à la pharmacie (dans l’hôpital) avec ton petit bout de papier et tu achètes des gants à usage unique ainsi qu’un préservatif. Après tout ça tu retournes au service avec ta nouvelle facturette et ton matos et tu attends qu’on t’appelle. Le gynéco était hyper sympa et délicat. Il a dû me trouver un peu rustre quand, à chaque truc utilisé, je lui ai demandé si c’était bien à usage unique. On dirait un peu une Américaine qui arrive dans le tiers-monde. Mais bon faut avouer qu’on n’a pas forcément méga-confiance. Mais tout était clean ici et très pro. Il me prescrit une prise de sang. Et devinez quoi ? J’ai dû re-retourner à la caisse avec un nouveau petit papier pour aller régler ma prise de sang (42soles) puis aller au labo avec ma nouvelle petite facturette. Là, j’ai été prise aussitôt ! Moi qui n’aime pas trop les piqûres j’ai manqué de chance car l’infirmier a dû me piquer les deux bras avant que le sang n’arrive ! Une fois de plus le type était sympa et m’a bien mise à l’aise.

Ah ou c’est vrai que je ne vous ai pas raconté le fou rire du matin. Quand je suis arrivée tôt au service gynéco, j’ai eu un peu de mal à me faire comprendre par la secrétaire. Je lui ai dit qu’il fallait qu’elle parle plus lentement car je ne comprenais pas bien (la terminologie médicale c’est pas ma spécialité ah ah ah!!) et cette andouille plutôt que de me parler plus lentement elle monte le volume, comme si j’étais sourde ! Quel fou rire ! Je lui dis j’entends bien mais je suis française ! Du coup après elle articulait mieux !!! Ah ah ah.

Au final, nous avons quitté l’endroit en milieu de matinée et les résultats de la prise de sang seront prêts en fin de journée (18h). On retrouve donc les Teissuenos pour le reste de la journée. On s’est croisé au Musée du Machu Picchu.

Photos Musée du Machu Picchu

Puis on s’est retrouvé pour le goûter. Nous avions repéré une crêperie. Manque de chance elle était fermée. On en trouve une seconde, à l’opposée et, cette fois encore, nous trouvons porte close. Tant pis on rentre au camion en faisant un détour par La Solidaridad pour les résultats. Rien d’alarmant. Il faudra juste que je me fasse bien suivre en rentrant et de façon régulière.

Mardi 19 Février : Nous avons débuté la journée par la visite du site de Saqsaywaman qui est un site incas majeur, réputé pour ses grosses pierres. Il a servi de garnison à l’époque.

Photos Saqsaywaman et Q”enqo

Puis, journée complète en ville avec les copains, resto inclus (miam il était bon l’alpaca à la plancha!). Nous sommes revenus lessivés – non seulement parce qu’on s’est pris un gros orage à midi mais aussi parce que nous avons pas mal vagabondé pour visiter plusieurs lieux du boleto turistico et le Covento Santo Domingo.

Ainsi nous nous sommes rendus à la Tour Pachacuteq (l’Inca bâtisseur, et le leader en terme d’expansion du territoire). La tour, contrairement à ce que nous pourrions penser,est contemporaine, et les explications y sont ludiques et très intéressantes.

Photo Tour Pachacuteq

Ensuite nous sommes allés en amoureux au Covento Santo Domingo. C’est la fameuse église bâtie sur les ruines Incas. Cet endroit est vraiment unique en son genre. Il réunit l’architecture incas et celle des conquistadores. Pour une fois que ceux-ci n’avaient tout saccagé !!

Photos Santo Domingo

C’est un témoignage édifiant de l’histoire des Incas mais surtout de leur perte. Les Conquistadores ont littéralement «assis» leur supériorité sur les Incas en réalisant leur église sur les bases d’un temple incas.

Mercredi 20 Février : A 9h30 nous étions déjà au supermarché (le 2e depuis notre entrée au Pérou – pas de grandes chaînes ici, que des petites tiendas et des mercados). Notre convoi de 2 camping-cars a pris la route, direction Tipon.

Nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un restaurant afin de déguster une spécialité locale : le cuye. C’est du cochon d’Inde. Il faut compter environ 35soles pour un cuye entier. Il les fourre de menthe et les passe ensuite au four. Nous avons trouvé cela bon mais il n’y a quand même pas grand-chose à se mettre sous la dent ! Autant dire que les restaurants qui proposent un quart ou un demi sont des attrape-touristes car assurément on doit en ressortir avec la faim ! Ah ah

Photos Cuye et chincharron

Tipon est un lieu de vestige incas connu pour ces fontaines et son système de transport de l’eau à travers des canaux.

Photos Tipon

Comme il nous a été refusé de dormir sur le parking du site nous sommes retournés à Cusco, le long du square.

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