Le départ d’Ornicar – COLOMBIE

Alors que nous sommes sur le parking de Playa Blanca, Pierre en profite pour commencer la cloison en bois qui va séparer la cellule et la caisse. Nous l’avions fait également pour la traversée aller. En effet, cela évite les incursions dans la caisse, lieu de vie rempli d’affaires personnelles, plus ou moins de valeur. Nous avons entendu tellement de retour d’expériences de personnes qui se sont faites visiter le camion qu’on craint un peu à nos effets personnels. Comme nous vous l’avions indiqué dans un article précédent nous prenons un vol sans bagage. Aussi l’essentiel de nos affaires reste avec Ornicar. Pierre fait donc son maximum pour dissuader ceux qui seraient intéressés. Cette fois, par contre, il a acheté de quoi verrouiller les lanterneaux. Apparemment beaucoup de voleurs passeraient pas là-haut vu que les portes sont verrouillées à clé et que les camions ont des séparations cisse/cabine. On assure le coup ! Par ailleurs nous avons, tout comme pour la 1ère traversée, vidés les placards et ils sont grands ouverts pour montrer qu’ils sont vides. On croise les doigts pour qu’il n’y ai pas de curieux !

Pierre n’a pas pu avancer aussi vite qu’il le pensait. Marco nous a prêté sa perceuse mais sans le chargeur ! Résultat au bout de 3 planches ça ne vissait plus. Il a donc pris le tournevis (à la guerre, comme à la guerre !) mais pareil, au bout de quelques vis, hop une énorme ampoule au milieu de la paume de la main. Boooonnnn…Va falloir qu’on achète du matos sur Carthagène.

Nous tournons pendant un bon de temps pour trouver le HOMECENTER, sorte de Leroy Merlin d’Amérique du Sud. Une fois sur place c’est avec dépit que Pierre découvre que toutes les perceuses se chargent en 110 alors que dans le camion c’est du 220. Ça commence mal. On demande ensuite si ils font de la location de matériel. Oui. On s’y dirige mais le type refuse de nous répondre car c’est l’heure de la pause déjeuner. Une heure plus tard on revient et….le matériel prêté c’est aussi du 110. Ça se complique. On retourne dans le rayon, dans l’espoir de trouver un chargeur similaire, en vain. Par contre il découvre une perceuse qui se charge en USB. Première nouvelle pour moi mais surtout gros soulagement. On va pouvoir terminer le chantier !!

50 vis et des litres de sueur plus tard c’est terminé ! Ouf ! Ornicar est paraît pour affronter les méchants voleurs ! Enfin, il est surtout prêt à partir tout seul sur les mers…snif…

Le lundi 08 juillet nous avions rendez-vous dans les locaux du prestataire pour signer quelques papiers. Le lendemain matin de nouveau un rdv à leur bureau pour partir en convoi avec plusieurs autres voyageurs, direction le port. Le boss ne semble pas être là et c’est du n’importe quoi. C’est un jeune qui accompagne le convoi. Celui-ci arrive à un premier port où on leur apprend que ce n’est pas le bon. L’ensemble des véhicules reprend la route. Une fois arrivé sur place ils passent dans différents bureaux et font de la paperasse. Au moment de partir (7h plus tard), le jeune se rend (enfin) compte qu’ils ne vont pas tous pouvoir rentrer dans son véhicule 7 places car certains sont venus avec leur femme. Moi, on m’avait dit que je pouvais rester au bureau.

Le 3e matin rendez-vous au bureau pour se rendre de nouveau au port pour passer le camion au contrôle anti-narcotique. Pierre étant le seul voyageur à parler espagnol c’est par lui que cela commence. Le policier, faisant du zèle, lui fait tout sortir (le contenu des soutes, les sacs mais pas la bouffe ni la vaisselle). Etant donné la chaleur il n’a pas demandé aux autres d’en faire autant ! Après avoir signé de nouveaux papiers Pierre a collé les scellés sur chacune des soutes et l’ouverture principale de la caisse.

Voilà ! Bye-Bye Ornicar ! On se retrouve dans quelques semaines en Belgique !

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