Le légendaire Lac Titicaca, du 31 Janvier au 05 Février 2029 – BOLIVIE & PEROU

Nous voici aux abords du fameux Lac Titicaca. Il est tellement réputé. Nous étions tellement pressés de le découvrir…

Nous avons retrouvé les Teissuenos sur ses berges, avant d’arriver à Copacabana. Chouette ! On va de nouveau voyager ensemble. Ça commençait à faire un moment qu’on vivait notre voyage chacun de notre côté. Mais nous voici à nouveau réunis.

Nous traversons ensemble le lac sur une barge pour arriver ensuite à Copacabana. Comme à l’accoutumée on se fait avoir sur le prix de la traversée. Nous voulions payer 40 par véhicule mais le gars n’en a pas démordu il voulait 50 et comme on a réglé après la traversée impossible de négocier davantage. On le sait pourtant : toujours demander le prix avant de consommer.

Photos barge

  

Bref il a voulu que les 2 camping-cars montent sur la même barge n bois. Pas très rassurant tout ça ! Nous faisons à nous 2 plus de 7,5T. Autant vous dire qu’on ne faisait pas les malins. Surtout qu’à Sucré des voyageurs nous avaient dit qu’il arrivait fréquemment que des barges coulent… Fort heureusement tout s’est bien terminé pour la nôtre (malgré l’escroquerie).

Nous avons ensuite suivi la côte. La route est vraiment superbe. Une des plus belles que nous ayons faites jusqu’à présent. Les montagnes bien vertes en terrasses, les rives du lac, l’eau…quels souvenirs !

Photos route jusqu’à Copacabana

Nous avons ensuite atteint notre destination : Copacabana. Rien voir avec le Brésil bien entendu !

Avec chance nous sommes arrivés pendant des festivités. La ville toute entière était en liesse pendant 3 jours. Ça danse, ça défile, ça chante, ça mange, ça commerce…Une ville en pleine effervescence en somme. Tout comme Arica nous avons eu la chance de les voir en costumes traditionnels. Toutes ces couleurs, ces musiques…ça dépayse pour de vrai !

Photos Copacabana

 

EXCURSION 1 : Isla de la Luna y Isla del Sol le 02 Février (30bol pp)

Avec le recul on se dit qu’on aurait peut-être dû s’abstenir. C’est une sortie attrape-touriste. Nous avons pris un bateau qui nous a emmené, après 1h30 de navigation, sur l’île de la Lune. Et paff 10bol pp pour mettre les pieds sur l’île de la Lune. Tout ça pour quoi ? Pour un mur en ruine. Certes il y avait un guide, mais tout comme à Humberstone on comprenait difficilement ce qu’il disait.

Photos Isla de la Luna

On re-prend place dans le bateau pour 50min. Au cours du trajet un guide nous explique ce qu’il y a à voir sur cette île. Il dessine une sorte de parcours puis passe dans les rangs pour demander si on souhaite vagabonder sur l’île avec lui ou tous seuls. Bien entendu il faut payer 15 bol pp pour profiter de ses connaissances. Nous décidons ensemble de visiter par nous-mêmes.

Après 2 pas sur l’île du Soleil on nous demande à nouveau 10 bol pp pour profiter de l’île. Nous avons caminé pendant 2 bonnes heures et demies sur la crête de l’île pour profiter des miradors et des animaux (lamas, burros (ânes), alpagas, et cochons). D’un côté de cette île c’est la Bolivie et au loi, de l’autre côté, c’est Puno et le Pérou. Cette île était bien plus sympa à découvrir. Les points de vue sont vraiment sensationnels et lorsqu’on descend vers le port on aperçoit des cultures, des fleurs, des plants de pomme de terre en fleurs (violets et blancs). Puis nous sommes repartis en direction de Copacabana.

Photos Isla del Sol

 

 

PASSAGE DE FRONTIÈRE : le 03 Février

A partir de 10h30 nous étions au poste de frontière. Tout s’est très bien passé pour la sortie. Nous en avons profité pour changer nos derniers sous boliviens contre des soles péruviens.

Notre entrée au Pérou s’est déroulée comme du papier à musique. Là où ça a commencé à nous faire bondir c’est au moment de l’importation du véhicule. A l’origine il y avait 2 personnes dans le bureau du chef (Oficina de la Jefatura). Le jeune s’est absenté quelques minutes pour baisser la chaîne pour que des voyageurs à moto puissent passer. Le vieux a commencé par dire que c’était l’heure pour eux de manger (11H30) et que pour nous il ferait une exception si on lui donnait une petite propina (un pourboire). Pierre ne s’est pas démonté et a demandé à quelle heure ils revenaient. 14H dit-il. Ok ce n’est pas un problème, nous attendrons répondit Pierre. Le type commençait à insister et nous l’entendions tous. D’autant que dans tous les bureaux de la frontière il était inscrit que les démarches sont gratuites. Pierre lui cite exactement ce qui est affiché sur tous les panneaux et moi, qui était dans la salle d’attente, je file vers le jeune pour lui demander si c’est normal que le vieux nous quémande de l’argent. Ni une ni deux il est revenu vite fait au bureau et me répondant non. Le pauvre ! C’est lui qui se tape tout le boulot et en plus il doit avoir un œil sur le vieux qui, a priori, fonctionne toujours comme il y a quelques années. Finalement tout s’est bien terminé. Tout le monde a eu ses papiers en règle et ni nous ni les lyonnais n’ont laissé d’argent. Mais quand même ça nous fout en boule. C’est quand même dingue de constamment vouloir soutirer de l’argent aux touristes. J »ai l’impression que Pérou et Bolivie = même combat = corruption = négociation.

 

EXCURSION 2 : Les îles flottantes d’Uros le 04 Février, Pérou, 15 sol pp

Nous nous sommes éloignés des agences touristiques de Puno qui proposent elles aussi cette excursion mais plutôt en mode tourisme de masse (avec des bateaux de plus de 20 pers.). Nous avions vu une famille qui faisait visiter cet endroit extra-ordinaire. Nous sommes arrivés chez eux à 12h30 et la femme nous a dit qu’on pouvait faire la sortie à 13H si on voulait. Au top ! ON mange sur le pouce et nous voici partis sur une petite barque. Au début àa rappelle un peu le Marais de Poitevin car on navigue dans des eaux à moitié stagnantes et dans les roseaux puis très vite nous apercevons un ensemble d’îles flottantes. C’était incroyable ! Bien au-delà de ce que nous avions pu imaginer.

Photos îles flottantes

Chaque île est faite de tortora : du sol de l’île aux toitures des maisons. Cette jolie paille dorée, le ciel bleu, notre guide en tenue traditionnelle…une fois de plus l’ensemble des couleurs était exceptionnel. Elle nous a accosté sur son île. Ici 4 familles entretiennent l’île. A la base c’est un ensemble de racines de tortora, bien tassé, sur lequel ils plantent des piquets qui les maintiennent les uns aux autres grâce à des cordages. Ensuite le sol est recouvert, tous les 15 jours, de nouveaux tortoras. Cela fait 2 ans que cette île existe. Sur le guide que nous avions lu ils disaient, qu’en moyenne, les îles devaient être récrées tous les ans. Toutes les îles (env 7000hab.) sont reliées les unes aux autres, pour éviter que chacune ne dérive trop et se retrouve au milieu du lac ou, ne fonce sur une île voisine. C’est vraiment épatant ! Et quelle drôle de sensation lorsqu’on pose le pied « à terre » : c’est mou, plein d’eau ! Notre guide nous a vraiment très bien reçu sur son île. Elle nous a fait entrer dans sa maisonnette, équipée d’un panneau solaire pour la lumière et la tv (quel anachronisme!).

Elle nous a ensuite proposée de vêtir les tenues traditionnelles. Quelle joie ! J’étais si contente de pouvoir, moi aussi, porter un tutu-grocul et agrémenter mes cheveux de leurs énormes pompoms. Les garçons, eux aussi ont eu le droit de se mettre à la mode péruvienne : bonnet, chemise, et sac à pompoms. Quelle expérience unique. C’est tellement gentil de sa part de nous donner accès à ses effets personnels pour que nous puissions avoir des souvenirs aussi originaux.

Nous sommes ensuite remonté sur notre embarcation pour découvrir l’île-capitale, très touristique, sur laquelle j’ai pu faire tamponner mon passeport ! Puis ultime étape l’île-école. Ce sont actuellement les vacances donc nous n’avons pas pu voir les enfants jouer dans la cour de tortora mais nous avons entre-aperçu l’intérieur d’une classe.

Nous avons ensuite fait le chemin retour. Elle nous a autorisé à dormir sur la petite placette, à proximité de sa maison.

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