La Ruta del Spondylus, Part. I, du 27 Mars au 08 Avril – EQUATEUR

PUERTO ENGABAO

C’est davantage un spot de surf qu’une plage où se relaxer pendant des heures mais c’était un super endroit. Nous nous sommes installés au pied du phare, à côté d’un couple de surfers argentins qui voyage en VW T2. Nous avons pu observer les surfers pendant des heures et des heures. Nous faisions nos petits commentaires sur la vague, l’attitude ou la technique alors qu’on en serait incapable l’un et l’autre. Le second soir nous sommes allés boire un coup sous une petite payotte. Le type servait de délicieux cocktails 100% fait maison. La pina colada de Pierre était juste exceptionnelle car faite avec un ananas frais mixé et de la coco de là-bas. Miam ! Et le petit plus c’est que cet homme a épousé une femme française ! Leur petite fille de 4ans parle espagnol et français.

Il nous a conseillé d’aller acheter du poisson frais ou des crevettes fraîches car c’était l’heure de la vente, directe aux bateaux. Ici les pêcheurs font des allers-retours toute la journée car ils n’ont pas de quoi garder le fruit de leur pêche au frais, mais la vente se fait le soir. Nous avons payé 3$ le kg de crevettes crues. On s’est régalé pendant deux repas : d’abord des spaghettis aux crevettes et le lendemain une salade crevettes et avocat.

Photos

SALINAS

Le si peu de la ville que nous avons vu ne nous a pas du tout plu. En plus au lieu où nous pensions dormir une vieille mégère nous a pris le choux en nous disant que les étrangers en casa rodante n’étaient pas les bienvenus et que nous allions nous faire virer par la municipalidad dans la soirée. Nous avons demandé à un policier qui nous a dit que nous avions, bien entendu, les mêmes droits que les autres. On y est retourné et impossible de se garer. On a abandonné et avons fait un truc unique, complètement inenvisageable en France : nous sommes rentrés dans une base navale pour visiter un site touristique et cela sans même qu’on nous demande notre passeport ou quoi que ce soit d’autre. Nous voici donc roulant au travers de la base pour aller voir un phare et un point de vue. Il y avait également un endroit pour aller voir les lions de mer mais nous n’y sommes pas allées. On a eu un peu les chocottes quand on s’est aperçu qu’on devait prendre une route qui passait face aux stands de tirs en-cours d’utilisation.

Photos Puntillo

       

Ensuite nous sommes retournés vers le spot mais la dame était toujours là donc on a cherché un autre lieux. Des locaux se sont arrêtés pour nous demander si on avait besoin d’aide. Ils nous ont dit qu’on pouvait s’installer juste là où nous étions, et ils ont demandé l’autorisation au gardien. C’était un peu moins bien que le lieu que nous envisagions (impasse) mais ça fera l’affaire. Il y a déjà des voyageurs avec un 608 Mercredes Benz. Nous avons fait la connaissance de Pablo y Anabel. Deux jeunes, de nos âges, qui ont tout laissé en Argentine pour découvrir l’Amérique du Sud et, qui sait, s’installer quelque part pour fonder une nouvelle vie. On s’est improvisé un apéro dehors et un couple de colombiens s’est joint à nous. Ils voyagent pendant quelques mois avec leurs filles. On a passé un bon moment à échanger tous les 6 sur les hauts et les bas, les découvertes et les horreurs du voyage.

Le lendemain nous sommes allés nous baigner et nous prélasser dès le matin. On est revenu au camion nous doucher et déjeuner, puis re-belote ! Là nous avons retrouvé nos amis argentins. On a passé l’après-midi ensemble.

Et finalement ils nous ont invité à dîner, avec les colombiens. Nous avons mangé tous ensemble entre deux de nos camions. Un super moment d’échange et de convivialité. Au final on s’est couché à 1H50.

Malheureusement la fête s’est terminée en cauchemar (voir article Et la terre trembla).

Montanita

Nous sommes arrivés dimanche dans l’après-midi, fatigués et toujours ahuris par ce qui s’est passé. Nous avons fait une sieste et avons pu profiter d’un superbe coucher de soleil. Ce lieu est vraiment atypique. Comme dirait Pablo il y a de bonnes ondes. La plage est magnifique et très peu fréquentée. L’eau y est un peu fraîche mais au final, vue la chaleur, c’est ce qu’on recherche. Le bord de mer n’est qu’une succession de bars. Ce ne sont pas des bars branchés mais des bars de surfers, en bois, avec des hamacs etc. Le pied. Là où nous sommes c’est le point de RDV des voyageurs. Toutes les nationalités se retrouvent et échangent. C’est une sorte d’auberge espagnole ! Il y a nous, des argentins, des colombiens, des uruguayens, et des chiliens. On perfectionne notre pratique de l’espagnol car cela fait quelques jours que nous sommes en immersion totale. Nous passons beaucoup de temps avec Pablo et Anabel ainsi que Diana et Rafaël. Ces derniers ont deux jumelles à croquer, de 2ans ½ : Juanita et Manuela.

Après avoir partagé ce séisme ensemble nous partageons le maté, les bières, les fous rires, les souvenirs de voyage et les souvenirs. Nous avons également fait un truc complètement fou !

Ici se déroule un phénomène unique. La nuit il y a du plancton fluorescent dans les vagues. C’est très spectaculaire. Je comparerai cela à une aurore boréale mais dans les vagues. Malheureusement on n’a pas encore réussi à prendre cela en photo. Eh bien figurez-vous que nous nous sommes baignés tous les 6. C’était ce que l’on appelle le WAHOU EFFECT. Incréible comme on dit ici. On voit comme des mini leds sur notre corps. Nous y sommes restés un bon 1/4h à faire les foufous, à s’éclabousser, à rire, à remuer l’eau… De vrais gosses, mais bon sang que c’était incroyable. Quel kiff ! Quel souvenir !

Nous avons privatisé le quincho du bar pour une soirée entre nous. Pablo nous a préparé un super dîner ! Il y a avait bien entendu de la viande à la parilla. Un régal ! C’est vraiment un savoir-faire qu’ont les argentins ! Pablo nous disait même qu’il y a une expression qui dit « Ne touche pas à la parilla d’un argentin ». C’est sacré ! Il a fait deux « sauces » ; des oignons et des poivrons cuits à la parilla puis émincés et assaisonnés avec quelques aromates et de l’huile, puis une Provençale. Rien à voir avec la nôtre ! C’est une persillade en fait, et, à la place du beurre il met de l’huile. On a eu beau lui expliquer que ce n’était pas une provençale il n’a pas voulu en démordre !! Bref, c’était excellent !

Nous avons quitté le spot le lendemain, après que Rafael et Diana nous aient concocté une recette colombienne ; des arepas. Ce sont des galettes de mais et dessu tu y mets un peu ce que tu veux. Ils nous les ont préparés avec des œufs brouillés à la tomate et aux oignons et avec un peu de fromage fondu. C’est bon mais très copieux !!!

Photos Montanita

Olon

Le moins que l’on puisse dire c’est que nous ne sommes pas trop fatigués par le trajet : on a fait 3km ! Le lieu où nous avons élu domicile est en accès direct sur la plage. Il y a un gros panneau marqué interdit de camper, mais, d’après notre application cela concerne uniquement les tentes.

Avec Pierre nous décidons nous aussi de partager notre art de la cuisine. Mais que cuisiner ? Difficile quand on a ni four ni fromage ! On vote pour une blanquette, mais de porc.

On met les petits plats dans les grands pour que chacun se régale. C’est Pierre qui l’a cuisiné.Elle était dé-li-cieuse ! Comme à la maison ! Je crois qu’ils ont bien apprécié car tout le monde s’est resservi !

Le lendemain, dans la journée, un type est venu nous demander 1$ pour le stationnement (pour chaque véhicule). Il nous que c’est un parking payant. Sauf que, il n’est nul part indiqué que c’est payant. Nous ne payons pas, ni les colombiens d’ailleurs. Quelques heures plus tard, le gars revient avec le président de la communauté. Ils expliquent à Diana qu’il est interdit de camper ici. Nous, nous étions partis faire quelques courses avec Pablo et Anabel. A notre retour Diana nous raconte la venue du Président de la communauté. Ils ont dit que nous devions partir le lendemain. Ok on partira le lendemain alors.

Nous profitons de notre dernière soirée sur ce super spot en faisant une soirée cocktail, encore une !

Cette fois on coupe l’ananas et on verse le rhum et les fruits dedans. Miam ! Trop bon !

A 7h du matin ça tape aux camions. C’est le type qui nous déloge. Il nous demande de partir dans les 5min. Pablo a négocié une demie-heure le temps que chacun range son bric-à-brac !

Photos Olon

Las Nunez

Nous sommes arrivés en fin de matinée, sans avoir mangé vu que le gars nous a delogé comme des malpropres à 7h. Et nous avions ensuite enchaîné sur les pleins d’eau, de diesel et le vidage des eaux usées.

A première vue ce n’était pas le spot de l’année : une mini-placette entourée de maison. Et puis finalement on a vite élu domicile. On était au bord de l’eau et Pierre a pêché. On ne sait pas le nom du poisson mi-requin, mi-thon, mi-poisson chat ! Il n’était pas très gros mais avec une grosse arête dorsale bien piquante.

Le lendemain les 3 garçons se sont mis à pêcher et ont sortis 9 de ces poissons. Une personne du village a dit qu’ils étaient bien comestibles et les a aidé à les préparer et à les vider. Ensuite Pablo nous les a cuisiné à la plancha. On mange mieux que si on allait au restaurant depuis qu’on voyage tous ensemble. Entre Rafaël et Diana (les Colombiens) qui nous ont fait plusieurs spécialités (arepas, patacones, arroz con pollo, pop-corn maison et bananas fritas) et Pablo et Anabel (les Argentins) qui nous ont préparé deux supers dîners à la parilla on mange bien !! C’est génial de partager les cultures et les habitudes. Vous allez me croire si vous voulez mais même entre latinos ils se découvrent des différences. Elles sont majoritairement de langage mais aussi de traditions et culinaires.

Au final nous sommes restés deux nuits.

Photos las Nunez

Ayampé

Tout les voyageurs croisés nous ont parlé de cette plage incroyablement belle, à découvrir absolument. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons été un peu déçus. Déjà dès l’entrée et partout dans le village il est indiqué qu’il est interdit de camper. Par ailleurs, il y avait plein de quinchos avec des hamacs. On s’est bien entendu jetés dessus pour nous installer et y ajouter nos propres hamacs. A peine installés, un type sorti d’on ne sait où arrive d’un pas décidé en faisant les gros yeux. Et v’là t’y pas qu’il nous dit que c’est 15$ la location, mais que pour nous ce serait 5$. Nan mais allô quoi ! C’est écrit nul part que c’est à louer et c’est qui lui ? Du coup on a refusé son offre peu alléchante et ses manières grosières pour installer, par nous-mêmes, un quincho ! Rafaël est parti chercher des bambous pour faire les piquets de notre super-cabane et Pierre a creusé les trous pour les planter. On a ensuite tendu le grand tissu et hop de l’ombre pour toute la smalla et cela pour 0$ m’sieurs-dames !

La mer est montée super vite et on a rapidement manqué d’ombre du coup on est parti vers 17h d’Ayampé.

Campement Ayampé

Puerto Rico

Les spots suivants n’étaient pas terribles alors nous avons cherché par nous-mêmes et nous nous sommes installés dans une voie sans issue, face à la mer.

Les garçons ont fait un grand feu et on a passé la soirée à observer les vagues fluorescentes. C’était vraiment différent cette fois. Elles ont commencé par être bleues, puis vertes et enfin blanches.

Dans la matinée le convoi de voyageurs s’est réduit. Les Argentins et nous-mêmes partons vers Puerto Lopez, tandis qu’eux restent un peu.

Photos Puerto Rico

 

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