L’heure du retour a sonné, les 16 et 17 juillet 2019 – Carthagène/Paris

Et voilà, Ornicar est parti, les Teissuenos sont au Mexique…On se retrouve « seuls » face à cette fatalité. Le départ, l’aurevoir et sans doute même l’adieu…

On se sent vraiment bizarres. Les sentiments se mélangent. On navigue entre la tristesse de partir et la joie de retrouver nos familles et nos amis. On se sent émus car cette fois on peut le dire « on l’a fait! ». Nous sommes allés au bout de notre projet, de notre rêve.

On l’a vécu bien mieux qu’on l’avait imaginé. En partant c’ était le flou total. Des milliers de question nous trottaient.

« Pourquoi faisons-nous ? », « est-ce que c’est une bonne idée ? », « est-ce que c’est le bon moment ? », « comment allons-nous nous débrouiller ? », « est-ce qu’on va déprimer? », « allons-nous rentrer au bout de quelques mois ? », …

Et, du point de vue de notre couple nous nous questionnions aussi.

« Allons-nous pouvoir vivre H-24, 7/7 l’un sur l’autre, l’un avec l’autre ? », « est-ce qu’on va avoir envie des mêmes choses ? »

Et puis finalement, 1an, 1mois et 1 jour plus tard on peut dire que ça a été l’expérience de notre vie !

Certes tous les jours n’ont pas été roses….mais quasiment tous.

Nous avons appris énormément durant ce voyage. Sur la culture en Amérique latine bien entendu,mais aussi sur l’un et l’autre et sur nous-mêmes. Nous nous sommes découverts des capacités jusqu’alors in-envisagées, voire inenvisageables ! Marcher à 5000m, randonner plus de 8km, laver du linge à la main quelque soit la météo, boire un verre au 51e étage d’un building, traverser des rios avec le véhicule, réparer le camping-car en pleine nature, prendre un coucou pour voir les lignes de Nasca, vivre avec moins de 500€ par mois pour 2, etc.

Il est difficile pour nous de faire un bilan de cette folle aventure parce qu’une année c’est long et qu’on a des milliards de choses à raconter. Mais ce que l’on peut aisément annoncer c’est que nous ne regrettons rien, que nous sommes très fiers d’avoir osé le faire et encore plus fiers de l’avoir aussi bien vécu.

Nous n’avons jamais baissé les bras. Rien ne nous a jamais semblé impossible. Peut-être aussi parce que nous voyagions beaucoup avec nos amis lyonnais et que, comme on dit, plus on est nombreux, plus on est fort. Ils ont été un pilier de notre voyage. Nous avons aussi eu la chance qu’Ornicar, ce vieux pépère de plus de 20 ans, ne faillisse pas. Quelque soit l’altitude, le climat et le type de route il ne nous a jamais laissé tomber ! Et puis il faut dire que Pierre le bichonnait bien aussi !

Bon, revenons à la journée du 16 juillet !

Après avoir profité de notre dernier petit-déjeuner dans notre hôtel et de notre dernier almuerzo dans le quartier Getsmani nous avons pris un taxi pour nous rendre à l’aéroport de Carthagène ?

Notre premier avion, de la compagnie américaine Jet-Blue, a décollé à 15h50. C’était un petit avion d’une compagnie qui nous semblait low-cost mais qui, au final était de très bonne qualité avec un service irréprochable.

Nous avons atteri à Miami, aux States.

 

Quelques heures plus tard nous avons pris notre second avion qui allait nous permettre de traverser l’Atlantique. Nous avons quitté le sol américain à 23h , heure locale apr-s avoir passé des formalités douanières plus que désagréables.

On voit dans les reportages les militaires et les policiers américains qui crient sur les gens. Eh bien c’est vrai ! Ca passe comme ça jusque dans les aéroports. Le type m’a crié dessus je ne sais pas combien de fois. En plus nous ça faisait un an qu’on parlait espagnol alors un type qui nous crie dessus en anglais ça nous a bloqué. L’enfer ! Ils te collent une de ces pressions…. 

Ce n’était quand même pas la première frontière qu’on passait. D’autant que celle-ci était bien plus simple car il n’y avait pas d’importation de véhicule à faire. Bref, si nous devions les noter ce serait un 0 poinyté parce qu’ils ne sont vraiment pas accueillant, ni aidant.

La compagnie qui nous transportait était Norwegian. Nous n’avons pas du tout était satisfait. Nous étions serré, pas prise usb pour charger téléphones et Cie, et, le pire du pire ; pas de nourriture ni de boisson inclues au cours du trajet. Tout y est payant ! Un comble pour un vol aussi long. Surtout qu’avec Jet Blue nous avions une boisson et un petit snack alors que le vol durait à peine 3h. Fort heureusement, et bien nous en a pris, pendant notre escale nous avons mangé : un bon burger américain avec une grande frite et un grand coca !

 

Nous sommes arrivé sur le sol français le 17 juillet, en début d’après-midi. C’est Françoise et une de ses copines qui sont venues nous chercher à Roissy.

A priori on ne devrait pas trop être dépaysés par la météo vu qu’une grande partie de la France est en alerte canicule !!!

Les premiers jours ont été un peu difficiles tant au niveau du décalage qu’au niveau culturel : les prix, les véhicules, les informations télévisées, etc.

Nous avons presque l’impression que le temps s’est arrêté pour nous mais que la vie a continué pour les autres. On se sent alors un peu en décalage.

Le temps devrait nous aider à nous acclimater à cette culture qui a été la nôtre pendant plus de 30 ans !!!

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