Magallanes y Antartica Chilena, CHILI

Jueves 25 de Octubre : Nous avons quitté la Terre de Feu et sommes désormais dans la région Magallanes y Antartica Chilena.

Nous avons commencé la journée par un bon coup de rangement et de ménage. En effet la veille nous avons circulé pendant des heures sur du ripio très très très poussiéreux et ce pauvre Ornicar n’était plus très présentable ! Ensuite nous sommes allés rencontrer les Pinguinos Rey. Ce sont les 2e plus gros pingouins du Monde après les pingouins «Empereur» (Emperador). On voit d’ailleurs très bien que ce sont de lointains cousins car ils se ressemblent énormément. Je ne saurais vous dire ce qui les différencie, hormis leur taille.

Cette fois, contrairement à la première pinguinera que nous avions visité, nous ne pouvons les approcher. Ils sont au minimum à 50m de nous. A priori c’est une loi chilienne pour protéger les animaux. Nous avons été ébahi par ce que nous avons pu contempler. Dans un premier temps un groupe d’adultes, qui nous tournait un peu le dos en se toilettant. Et au second mirador le clou du spectacle : les pingouins nés l’an dernier et d’autres adultes ! Ceux qui ont moins d’un an nous ont beaucoup fait rire avec leur manteau polaire marron triple épaisseur qui leur arrive jusqu’aux genoux. On dirait des gros kiwis qui se dandinent pour marcher ! Et ils marchaient tous alignés avec un adulte, comme s’ils allaient à l’école ! Et puis les adultes sont drôles eux-aussi avec leur duvet d’hiver, pas encore tombé. Ils sont en train de muer. Ils perdent leurs plumes (ou se déplument eux-mêmes). Pour certains c’est comme s’il leur restait un gros tour de cou en plumes duveteuses et d’autres avaient encore des touffettes de plumes dans le dos. Nous avons eu la chance d’assister au cours de chant. C’était vraiment rigolo. Ils étaient trois chanteurs et chantaient chacun leur tour, toujours dans le même ordre de passage. Ça a duré un bon moment, une vingtaine de minutes. Maintenant nous sommes capables d’identifier ceux qui vont se mettre à chanter. Ils tendent le cou bien droit vers le ciel et quelques secondes plus tard c’est parti pour la joyeuse symphonie !

Après cette découverte nous avons repris le ripio direction Porvenir. On ne peut pas réellement dire que cette route était intéressante mais nous avons découvert de nouveaux paysages. Finie la steppe patagonienne avec ses arbres épineux et ses touffes d’herbes jaunes. Ici de l’herbe bien verte, à perte de vue. Elle fait le bonheur des ovins. Nous avons vu plein de petits agneaux tout mignons ! Et aussi des moutons à têtes noires, comme au Mont Saint Mich’Mich’ !!

Ovejas (moutons)

Une fois arrivés à Porvenir nous sommes partis à la recherche du port pour pouvoir acheter nos billets pour la traversée jusqu’à Punta Arenas. Étonnamment il n’y a pas d’indication à ce sujet sur aucune de nos applications, et, pas de chance ce n’est pas au port. Heureusement la femme de ménage que nous avons eu la chance de voir nous a renseigné. Il faut retourner en ville et chercher la maison jaune en face de la discothèque, au bord de l’eau. Okkkkkk…. Une fois la dite-maison trouvée la personne nous renseignant nous a dit que nous devions attendre le lendemain à partir de 8h30 pour l’achat du ticket et que le prochain bateau partirait demain à 17h. Décidément…

Bon ben y’a pus qu’à s’trouver un coin tranquille où dormir.

Nous nous sommes dirigés, sur les conseils de voyageurs allemands rencontrés dans l’après-midi, vers le phare de Porvenir. Quelques instants après que nous nous soyons installés quelqu’un a fait de grands signes à la fenêtre, enfin au pare-brise étant donné que nos fenêtres sont teintées personne ne nous voit dans le camion. Euh….kézako ??…….Aaaaahhhhh…. des Français ! On les avait croisé à Ushuaia le jour où on était arrivé !! Bon, pas trop le temps de papoter ce soir mais on s’racontera nos trips demain matin !!

Photos du jour 

Viernes 26 de Octubre : Il a un peu plu cette nuit et le ciel est grisâtre ce matin. Nous nous dirigeons vers le centre de Porvenir pour, primo : acheter nos billets pour le bateau qui nous emmènera à Punta Arenas, et, segundo, pour partir à la recherche de Centolla. Il s’agit du crabe le plus cher du monde. Il est aussi connu sous le nom de King Crabe. Ce sont Nicole et Michel (les français) qui nous en ont parlé. C’est une spécialité locale. Ici il vaut à peine 15€/kg alors que dans le monde il se vend en moyenne 150€/pièce. En plus ici il se vend déjà épluché. Il n’y a plus qu’à le cuisiner et se régaler…sauf que…l’adresse communiquée était en rupture. Quel dommage ! On se réjouissait tellement de découvrir ce met fin. On tentera notre chance à Punta Arenas alors.

Nous avons déjeuné au pied du phare et avons invité nos voisins (Nicole et Michel) à prendre le café. Ils sont très sympas. Ce sont des retraités du ministère de l’Intérieur et ils ont déjà énormément voyagé. Ils partent 4 mois puis reviennent en France, puis reviennent 4 mois et ainsi de suite. Dur-dur la retraite on dirait!!Ah ah ah ! Vers 15H45 nous avons quitté le spot et nous nous sommes rendus au port pour embarquer. Sacrée organisation ! Les passagers passent à pieds et le véhicule et le conducteur embarquent en roulant. Nous sommes partis avec un peu de retard et avons navigué pendant quasiment 2h. Nous avons beaucoup échangé avec Michel et Nicole qui étaient à bord également. Arrivés à Punta Arenas nos chemins se sont séparés. Nous les re-croiserons sans doute.

Comme il était 19H passées nous sommes partis à la recherche de notre spot. Le premier que nous avions repéré n’était vraiment pas à notre goût. A moitié dans un bidonville, sans place pour mettre un camping-car. Nous avons finalement dormi dans un cul-de-sac d’un quartier BCBG. La nuit a été très calme 🙂

Photos du jour 

 

 

pêche de Centolla

Porvenir

en 1ere ligne sur le transbordeur

Sabado 27 de Octubre : A Punta Arenas il y a une zone franche. Nous nous y sommes rendus pour voir ce qui pouvait s’y trouver. Nous y avons trouvé quelques souvenirs mais sinon le reste ne semblait pas valoir le coup. Comme à Ciudad del Este ce n’est que de la poudre aux yeux pour attirer les touristes.

La ville de Punta Arenas, du moins ce que nous avons pu en voir, n’a rien d’exceptionnel aussi nous avons repris la route direction un spot plus au Nord, plus en nature.

Nous avons campé au parc Chabunco. On dirait presque un free camping mais sans eau. Il y a de grands espaces séparés par des haies et chaque emplacement a une table en béton avec 4 bancs + son barbecue. Un endroit 100% pour nous !

 

Domingo 28 de Octubre : Allé au boulot ! L’endroit est si bien qu’on se lance dans une tournée de linge, puis une seconde, puis les draps, puis le ménage de la cuisine au CIF, puis le sol ! Pfiou ! Et entretemps nous avons cuisiné un sauté de porc aux tomates et aux olives ! Y’a des jours comme ça où nous sommes hyperactifs. D’autant que la journée aurait pu se dérouler totalement différemment compte-tenu du fait qu’il a plu dans la nuit et ce matin. Mais finalement le Soleil s’est présenté. Et le vent du coin nous a tout fait sécher en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Photos du jour 

Lunes 29 de Octubre : Nous quittons le parc Chabunco pour nous rendre à Puerto Natales, et ainsi nous rapprocher davantage du parc national Torres del Paine. Nous ne savons pas encore si nous allons nous y rendre. Le prix est assez coûteux et il faut bien admettre que nous ne sommes de grands randonneurs non plus. Nous sommes allés nous renseigner et la personne nous adit qu’il y fait beau et qu’on peut y camper avec Ornicar. Nous sommes déjà soulagés. Ils nous a montré les différents sentiers de randonnée. Il y en a deux principaux qui font l’unanimité : le W et le O . Pour le W il faut compter au moins 3 jours et le O environ 7. Ok cette fois c’est sur ce n’est pas pour nous ! Mais heureusement il y a des bouts de sentier que nous, jeunes novices de la randonnée en montagne, pouvons faire.

Nous sommes donc allé faire des courses pour pouvoir vivre en autarcie dans le parc pendant quelques jours. Sauf que nous sommes allés de déconvenue en déconvenue. Le vendeur de fruits et légumes avait uniquement des produits très avancés. Le supermarché n’avait plus de patate ni d’oignons et nous avons dû jeter le pain qui était raide comme la justice. Résultat vers 20h nous n’avions toujours pas de spot et étions toujours en ville. Nous avons eu quelques difficultés à trouver un endroit pour nous poser. Le premier que nous avions repéré était fermé par un grillage. Le second était proche de maisons. Finalement nous avons terminé sur une sortie de parking à côté du pueblito. La nuit aurait pu être ultra-paisible si le vent ne s’était pas levé à la tombée de la nuit. Tant que nous étions devant la télé on ne le percevait pas trop, mais une fois couchés…ouille ouille ouille….Ça gigo, gigo, gigotait !!!! Les rafales étaient vraiment impressionnantes. Nous n’avons aucune idée de la vitesse du vent mais nous avons eu l’impression que c’était pire que toutes les autres fois. Il faut dire que nous n’avions rien pour tenter de nous protéger vu que nous étions fasse à l’eau, entourés de montagnes lointaines.

Photos du jour 

Martes 30 de Octubre : Voir article Parque Nacional Torres del paine : http://herewego.fun/parque-nacional-torres-del-paine-du-30-octobre-au-02-novembre-magallanes-y-antartica-chilena-chili/

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