Sur les routes de la région Amazonas, du 11 au 20 Mars 2019 – PEROU

Lundi 11 Mars : Nous avons quitté en début d’après-midi les Teissuenos. Ils ont choisi la route par l’Ouest (début côté Pacifique) et nous celle de l’Est (côté montagne). Nous avons établi un rendez-vous à la cascade de Gocta. C’est la 3e plus haute au monde. Elle s’élance à plus de 700m , sur deux paliers. Apparemment, ça vaut le coup d’œil.

En fin de journée nous avons été rattrapé par la neblina (le brouillard) alors que la nuit commençait à tomber. Nous avons voulu nous poser dans une station-service pour y passer la nuit mais le pompiste a refusé que nous restions là ; prétextant qu’il allait recevoir une amende pour cela. N’importe quoi ! Nous avons donc roulé quelques kilomètres, jusqu’au village de San Juan. Nous savions qu’il devait y avoir un commissariat de police ici car nous avions croisé un de leurs véhicules sur la route. On part donc à sa recherche. Les policiers, très sympathiques, nous ont accordé de dormir à côté de leur bâtiment. Le moins que l’on puisse dire c’est que la soirée et la nuit ont été bien arrosées. Il n’a quasiment pas cessé de pleuvoir. Ce n’est pas très bon pour nos affaires ça ! Cela veut dire qu’il y a encore plus de risque de glissement de terrain et de dérumbes (éboulements).

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rizière

  rizière

Mardi 12 Mars : On fait un point sur l’état des routes avec les policiers avant de partir. « Todo bueno » : tout va bien. Aucune route n’est barrée, et il n’y a plus de route en construction (on avait vu ça sur notre application Ioverlander). Nous voilà rassuré ! Alors dans ce cas : Here we goooooo !

Pour la pause déjeuner on s’arrête dans un petit hameau. Il paraît qu’il y a une jolie église qui vaut le détour.

En effet, elle est toute recouverte de mosaïques, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur. Ça valait vraiment le stop..même si j’y associe un petit souvenir douloureux. C’est dans le jardin qu’une abeille à décider de me piquer, derrière l’oreille ! Alors qu’on voulait quitter les lieux, patatra. Plus de batterie. Eh oui, on a encore, encore, encore, encore oublié d’éteindre les phares pendant notre pause. Y a plus qu’à trouver quelqu’un de véhiculé pour nous aider. Dans un petit hameau comme ça, à part des tuc-tuc on voit pas grand monde. Mais finalement 2min plus tard Pierre revient avec un gars qui a un pick-up ! Au top ! On met les pinces et nous revoilà partis !

Nous avons dormi au bord de la route en lacet, légèrement camouflé par quelques arbustes qui nous protégeaient un peu du bruit des véhicules.

Photos

 

   

    

   

Mercredi 13 Mars : Nous avons passé la journée à rouler. Nous avons malgré tout pris le temps de nous arrêter à quelques kilomètres de Balsas pour acheter du chocolat produit ici.

Notre campement du soir était plus sympathique que celui de la veille. Cette fois nous avons élu domicile au bord d’une rivière (en nous assurant bien qu’en cas de fortes pluies on serait à l’abri).

Photos

  

   

  

Oh la belle coco !!

fruit inconnu

Miam le cacao !

 

Jeudi 14 Mars : Nous n’avons pas très bien dormi. En milieu de nuit Pierre a eu une soudaine et violente douleur dans le dos. Le moindre mouvement lui était douloureux et pénible. Parfois même cela lui bloquait la respiration. Finalement, après avoir pris un Ibuprofène il a pu se rendormir..et moi aussi. Au petit matin la douleur était toujours là, bien qu’elle ait un peu diminué en intensité. On prend donc le temps. On sort voir la rivière et on bidouille dans le camion. Finalement en début d’après-midi nous reprenons la route pour Leymebamba. Ce n’est qu’à 5km mais nous préférions attendre que Pierre n’ait plus mal pour rouler car les vibrations, les virages etc. n’auraient fait qu’accroître sa douleur.Nous avons visité le musée de Leymebamba. Ici sont exposées 219 momies pré-incas, retrouvées en 1997 à la Laguna de los Condores, non loin d’ici.

C’est un peu glauque mais au moins c’est réel. Ça change des croquis, maquettes et autres moyens de s’imaginer la vie à cette époque.

Certaines ont des expressions effrayantes. On n’a pas eu d’explications sur le principe de momification mais on pourrait presque trouver des similitudes avec ceux de Pompéi. On croit lire l’horreur, la peur et/ou la stupéfaction.A Pompéi on sait qu’ils ont été surpris par l’éruption du volcan et qu’ils n’ont pas eu le temps de fuir, mais là ? Peut-être qu’en faisant quelques recherches sur le net on aura des réponses….

Ensuite nous nous sommes posés sur la place principale de Leymebamba, à quelques mètres du commissariat. A priori la place semble tranquille, si on fait abstraction de l’église qui sonne toutes les heures. Mais attention, elle ne sonne pas un joli carillon, ni un joli son de cloche, non non ! Elle sonne un vieux truc enregistré dans un vieux magnéto. Ça se rapproche très fortement du « doum, doum, doum, le petit Alexandre attend ses parents à la caisse centrale ». On a ri, mais on a ri…

Photos spot

Photos Musée

   

 

Vendredi 15 Mars : …mais quand à 6h du mat’ le carillon a repris on a un peu moins ri. Il semblerait qu’ici les gens se lèvent tôt. Il y avait une de ses animations entre 6 et 8h…puis plus rien, la tranquillité est revenue.

Aujourd’hui on voudrait visiter des sites archéologiques datant de l’époque des Chachapoyas. Il s’agit d’une tribu de la région qui a vécu par ici avant les Incas (les momies vues la veille étaient des Chachapoyas). Il y a plusieurs sites qui nous paraissent intéressants : Revash, Levanto et Kuelap. Après avoir quitté Leymebamba on a abandonné les sites de Revash et Levanto. Il fallait prendre des axes secondaires et il n’a fait que pleuvoir hier après-midi et dans la nuit. Et comme les axes principaux sont déjà pas téter’ on préfère s’éloigner des ennuis ! C’est dommage mais, en vérité, il aurait fallut découvrir cette région à partir d’Avril car de Janvier à Mars c’est la saison des pluies et dans cette partie du Monde ça rigole pas la saison des pluies !!

Nous nous sommes rendus aux pieds du site de Kuelap. Il est aussi connu sous le nom du Macchu Pichu des Chachapoyas. Nous avons observé, d’en bas, la route pour accèder à l’endroit où on achète les billets. Ensuite, apparement du prend un bus, puis un téléphérique. Tout était dans la neblina (brouillard) donc on a baissé les bras. A lap lace nous avons fait une séance photos avec de magnifiques colibris ! C’est bien aussi d’observer la nature !

Nous sommes arrivés à Chachapoyas pour l’heure du déjeuner. Après une visite rapide chez Iperu (Information Pérou → office du tourisme) il s’avère qu’il n’y a rien de particulier à y voir. Grrrr… Le seul truc qu’on a fait c’est de grimper en haut de la ville (on oublie la superbe vue panoramique vus les nuages) pour aller voir une source d’eau. D’après la légende c’est un prêtre qui, avec des incantations, aurait fait jaillir l’eau, alors qu’elle se faisait rare. Évidement on peine à croire qu’il n’y avait pas d’eau vu tout ce qu’il pleut dans le quartier depuis des semaines ! Une autre légende, plus romantique celle-ci, affirme que les hommes célibataires qui boiraient cette eau viendraient ensuite s’installer à Chachapoya et tomberaient sous le charme de la beauté des femmes Chachapoyennes.

Alors que nous quittons la ville direction du spot de ce soir (encore un canyon!), nous recevons un message des copains. Ils ont bien roulé et nous rattrapent. Ils arrivent d’ici peu vers Chachapoyas.,On se donne rendez- à Huancas pour aller voir ensemble les spots à proximité du canyon. Ils sont arrivés 5min après nous. On campe ensemble à l’entrée du mirador pour le canyon.

Photos

 

 

 

Samedi 16 Mars : Nuit mitigée. Il y a un chien qui n’a pas arrêté de japper dans la nuit. Pierre s’est levé. A fait péter le teaser pensant l’éloigner. Malheureusement, ça en a réveillé un autre ! Mais, au final, après quelques minutes, tout le monde s’est tû. Nous sommes allés voir le canyon avant de partir. Malheureusement, on a surtout dû l’imaginer car les nuages nous ont laissé entrevoir seulement quelques bouts. Mais cela paraissait vraiment très joli et…profond ! On apercevait bien les différents éboulements ! Difficile de dire si ils sont récents ou non.

Nous avons commencé à prendre la route direction les sites de Karajia et la Cueva de Quiocta. Avant de s’enfoncer davantage dans les routes secondaires on s’arrête au poste de police pour faire un point sur l’état des routes. L’un des policiers nous dit que ce n’est pas une très bonne idée, qu’on risque de rester bloqués et comme nous avons des véhicules un peu « gros » cela peut-être compliqué pour nous de faire demi-tour. A priori il a beaucoup plu et le sol est fragilisé. Il y a déjà des camions qui sont à certains endroits pour désencombrer la chaussée. Encore deux sites que nous ne pourrons découvrir. Bon ben, direction la cascade de Gocta alors. On s’installe sur la mini-place du village. On aperçoit la cascade. C’est vrai qu’elle est drôlement haute. Personnellement, je ne sens pas trop la randonnée de demain (environ 2h30 de montée, niveau : facile). Il pleut beaucoup et puis la cascade joue à cache-cache avec la neblina. On achète malgré tout les billets puisque je suis la seule à douter.

Photos Canyon del Sonche

Photos du jour

 

Dimanche 17 Mars : Quelle surprise ! On ne voit pas la cascade. Il paraît qu’elle se découvre dans la matinée. Les autres sont partis randonner à 9h et moi je veille sur les camions. Parfois je lève les yeux pour essayer d’apercevoir la cascade mais sur les 5h de leur marche, d’ici j’ai dû bien l’observer 1h, 1h30 tout au plus. Je crains qu’ils ne rentrent trempés comme des lavettes.

Les marcheurs sont revenus après un peu plus de 5h de marche « humide ».

Ensuite, le convoi a repris la route. Nous avons élu domicile à la Laguna Berlan. Dès notre arrivée nous nous sommes mis à pêcher. Pierre a sorti un premier poisson. Il était très joli mais surtout très petit. Il est donc reparti à l’eau, tout comme les 3 que Maxime a pêché.

Photos Gocta

Un bon café Arabica

 

 

 

Photos lagune Berlan

Du 18 au 20 Mars : Alors que nous voulions quitter la lagune nous n’avions pas pris en compte que pluie de la nuit+sol en glaise = 2 camions scotchés au sol. Il nous aura fallut plus d’une heure et l’aide d’un pick-up pour nous sortir de là !

Nous avons continué notre avancée. Passant des montagnes qui s’effritent à la véritable forêt vierge, puis par la savane et la selva. Et parfois tout cela dans la même journée. Nous connaissions déjà bien les paysages de selva avec cette ambiance humide, ses palmiers, ses bananiers, et ses orchidées qui poussent sur les arbres, sans oublier la végétation « tombante » (sorte de lianes) mais la forêt vierge c’est encore autre chose. On a toujours l’humidité très présente mais cette fois il s’agit d’une végétation rampante, qui grimpe sur tout : clôtures, arbres etc. Au niveau des arbres les manguiers sont très présents, y compris dans la forêt vierge. On a pu acheter 6 belles mangues pour l’équivalent d’1€ et boire de l’eau de coco très fraîche directement dans la coco. On a aussi acheté deux beaux gros ananas pour un peu plus d’1,25€. On en a mangé un seul pour le moment et ô joie ! C’est le meilleur ananas jamais mangé de toute notre vie. Un goût parfait !

Photos

 

 

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