Tchou-Tchou jusqu’au Machu Picchu, Dimanche 10 Février – PEROU

Cette merveille du Monde se mérite. C’est une sacrée organisation pour y prétendre. Tout d’abord parce que, contrairement à tout autre site ailleurs dans le Monde, le temps sur site est limité. Oui oui ! Pas plus de 4h sur place. Et paye ton accès, au sens littéral du mot !! Sors tes biffetons, et en dollars s’il vous plaît !

En effet, le site est accessible par train, impossible d’y aller avec nos camping-car. Donc nous avons élu domicile pendant plusieurs jours à Ollantaytambo. En effet il y a une gare ici avec un train direct pour le Machhu Picchu. C’est pour ce dernier que les paiements se font uniquement en dollars US (effectivo ou tarjeta). Nous avons choisi un départ à 6h40 (63US$ pp) et un retour à 20h20 (59US$ pp). Ça fait cher juste pour un trajet en train ! Les trains sont plutôt de bonne qualité à l’intérieur, avec un en-cas servi pendant le trajet. Par contre la voie de chemin de fer, elle, laisse un peu à désirer. Ça nous remue autant que les nids de poule avec Ornicar. On est sans cesse ballotté de gauche à droite. Moi qui comptais finir ma nuit, c’est râpé !!

Nous arrivons bien avant 9h à Machu Picchu Pueblo, en bas, dans le village.

Il faut désormais acheter nos billets d’entrée. Il est tôt, la météo est bonne on décide de monter à pieds pour économiser des sous (bus=39sol pp). On prend donc une entrée (152sol pp en efectivo seulement) à partir de midi pour avoir bien le temps de profiter de la grimpette et en plus la météo annonce un temps découvert à partir de cet horaire. Une fois les billets en poche nous commençons à marcher tranquillement, croisant régulièrement tous ceux qui montent en bus. A peine 30 minutes de marche plus tard un check point avant de débuter la randonnée dans la selva. Ils contrôlent les flux de visiteurs aussi ils nous demandent d’attendre 10H30 avant de poursuivre davantage. Les boules ; plus d’une heure d’attente devant ce foutu pont, assis sur des rondins, alors qu’on est debout depuis 5h du mat’. C’est vraiment compliqué ce site touristique. Finalement on négocie un peu en disant qu’on a des enfants avec nous et qu’on mettra plus d’1h30 pour accéder au site. Ils nous accordent alors un départ à 10h. Nous reprenons la route. Enfin plutôt nous commençons l’ascension à travers la selva et sur un escalier interminable. Ça grimpe fort. Il fait humide. Au bout de 30 minutes on transpire comme des cochons. Et les marches sont interminables et on croise des personnes qui descendent qui nous disent «plus que 30%», «vous y êtes presque», «vous allez voir ça vaut le coup», «vous approchez», «encore un petit effort», «c’est tout proche». Et là le énième «c’est tout proche» m’a fait perdre tous mes moyens». J’ai levé la tête et je ne voyais que des marches, encore, et encore et encore. Le souffle a commencé à me manquer et j’ai fait une sorte de crise de panique. Plus d’air, plus d’énergie. J’étais au bout de mes forces. Pierre ma parlait, Marc me massait le poignet et Christel me disait comment respirer. Un moment plutôt effrayant. J’ai bien cru que je ne pourrais pas monter jusqu’en haut et voir cet incroyable endroit. Peut-être y avait-il trop de pression aussi. Déjà tout cette organisation et puis le Machu Picchu c’est un rêve de gosse, un lieu incontournable, attendu avec tellement d’impatience. Une barre d’énergie plus tard nous étions au sommet.

On ne voit rien encore et il n’est pas 12h donc on ne peut pas encore entrer. On profite donc de ce répit pour manger nos pique-nique.

A midi tapante nous étions au guiche d’entrée avec nos passeports et nos tickets. A midi 12h05 nous prenions nos premières photos. On en reste bouche bée ; Nous y sommes. Ça y est. Il est là, devant nous, devant nos yeux écarquillées. Si vert, si majestueux, si haut, si surprenant, si extra-ordinaire.

C’est indescriptible. C’est un sentiment propre à chacun. J’avais ressenti la même chose au Périto Moreno. Nous si petit devant cet environnement unique.

Une seule question nous vient à l’esprit : mais comment est-ce possible ?

Comment les Incas ont-ils fait ça ? Comment ont-ils pu ériger cela ici? Comment ont-il pu cacher cela ? Comment ont-ils pu prêter attention à tous ces détails : par exemple les ouvertures qui font des ombres particulières les jours de solstice et d’équinoxe ? Comment ont-ils pu s’imaginer qu’en emboîtant les pierres les unes dans les autres les murs seraient bien plus solides qu’en les alignant simplement les unes à la suite des autres ? Comment ont-ils su que les fenêtres de forme trapézoïdales seraient bien plus anti-sismiques que si celles qui sont simplement rectangulaires ou carrées ?

Y’a pas à dire ils étaient forts ces Incas. Très cultivés. A la recherche des meilleures techniques, des meilleures matériaux. Ils avaient des connaissances incroyables en terme d’astronomie.

Cette civilisation, qui n’aura perduré qu’un siècle, nous a laissé de superbes témoignages de ce qu’ils étaient capables de faire à partir de rien. Ils n’avaient pas d’outils sophistiqués, pas de technologies avancées, et pourtant l’essentiel des sites est encore debout. Du moins les parties non saccagées par les Conquistadors. Heureusement ils ne sont pas arrivés jusqu’au Machu Picchu.

Il paraît qu’il n’y aurait qu’une trentaine de pourcent du site de défriché. Peut-être que si on revient dans quelques décennies le site sera encore plus grand ?

Photos drôles d’animaux

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