Un passage furtif à Santiago, du 07 au 09 Janvier 2019 – CHILI

L’avion retour de Françoise décollant de Santiago nous nous y sommes rendus quelques jours avant le vol. Malheureusement nous n’avons pas réussi à intégrer une balade touristique dans notre programme. Nous avons profité d’être dans la capitale chilienne pour nous occuper d’Ornicar.

Cela fait déjà quelque temps que nous entendions un bruit à l’avant. Pierre pensait qu’il y aurait peut-être deux problèmes : un dans la direction et un dans le volant. Il avait un mauvais pressentiment concernant la crémaillère de direction.

Nous sommes allés voir un repuesto qui a de très bons commentaires sur notre application Ioverlander. Il s’est occupé de nous immédiatement. Il a tourné le volant, plusieurs fois avec insistance pour écouter le bruit. Puis finalement nous sommes allées faire un tour pour qu’il s’aperçoive mieux. Au retour il nous dit que ce n’est rien, que ce n’est pas dangereux. Pierre insiste un peu en expliquant qu’on est en voyage et qu’on ne veut pas tomber en panne n’importe où, et encore moins casser une grosse pièce mécanique que nous aurons un mal fou à retrouver ou à nous faire envoyer.

De fait il nous conseille de changer les biellettes de direction. Pierre et sa maman partent à la conquête de la rue des vendeurs de pièces. Moi, je reste au garage avec Ornicar. Deux heures plus tard ils reviennent avec les biellettes, mais aussi avec des nouveaux amortisseurs. Autant faire d’une pierre deux coups:)

Le mécano nous les change et nous repartons tranquilou. Sauf que le bruit est toujours présent. Comme nous sommes dans le quartier des pièces automobiles Pierre en profite pour chercher un nouveau rétroviseur droit. A l’achat d’Ornicar il était tout cassé, plein de scotch. Alors que Françoise et moi étions dans le camping-car à nous reposer, le chef de l’atelier mécanique passe. Il tape au carreau et nous demande si tout est ok (ce n’est pas lui qui a fait les réparations, seulement les tests). Je lui explique qu’il y a toujours le bruit et que le mécanico n’a pas testé le camion après le démontage. Il nous dit alors que nous pouvons repasser à l’atelier le lendemain pour midi. Vendu !

Finalement Pierre revient avec un retro tout beau, tout neuf et coupé à la minute sur-mesure !

Le lendemain à midi pile nous étions au garage. Le chef re-teste le camion. Pas de bol y’a pas de bruit, mais la veille si (ce n’est pas un bruit constant, il apparaît et disparaît). Il commence à être beaucoup moins souriant et sympathique. Il dit qu’il n’y a rien d’autre à faire et que tout va bien. Pierre pense toujours à un problème de crémaillère et lui demande si il serait bon de changer les grandes rotules. Il répond que non. Et si on les achète, peut-il les changer ? Il acquiesce. C’est parti pour un nouveau tour dans la rue du 10 de julio (rue des repuestos). Nous sommes quand même dubitatifs alors on demande à gauche à droite des noms de repuesto qui s’y connaîtraient un peu mieux en sprinter. Un vendeur spécialisé chez Mercedes Benz nous donne les coordonnées d’un mécanicien « à domicile » qui travaille que sur des véhicules de chez Merco ! Pourquoi pas ? On se fixe RDV non loin de celui qui vend les pièces MB, au cas où !! Il arrive avec 1h de retard et en 2min il établit le diagnostic : ce sont les grandes rotules. D’après lui ce n’est pas dangereux et ça ne risque pas de se casser davantage ni d’endommager la crémaillère. Néanmoins ça use prématurément les pneus. On lui demande si il peut nous les changer. Il accepte mais seulement le lendemain de bonne heure ou en fin de journée et à 60 000clp (+ de 75€). Pouahhhh…On négocie. Le prix baisse à 50 000 mais ça reste bien plus cher que les petits mécanicos du coin (30 000CLP). On refuse l’offre. Le lendemain nous retournons chez notre repuesto pour 9h. Le type galère. Il n’a pas les bons outils. Le soufflet se déchire. Il faut aller en racheter. Le chef est obligé de s’en mêler car il n’arrive pas à visser dans la crémaillère. En effet, la barre stabilisatrice les gênait.

Finalement, d’un commun accord on décide de ne changer que le côté gauche car ils ont mis plus de 2h pour ne réparer qu’un seul des côtés, tant ils ne sont pas habitués. Et ô magie ! Le bruit a disparu ! Youpi la rirette ! Pierre a bien fait d’insister ! On se dépêche de trouver un endroit pour faire l’alineacion(le parallélisme). C’était sans compter sur la difficulté de trouver un endroit où ils peuvent accepter des véhicules de plus de 3T. La galère des recherches reprend. Une boutique, puis deux, puis trois. Grrrrr… Y’en a marre à la fin…On voit des Sprinter à tour de bras et pas un seul endroit où ils peuvent être entretenus…

Finalement, dans un centre d’alineacion un type nous renseigne(il n’y travaillait même pas, mais il avait juste envie d’aider son prochain!!). Il nous donne une adresse mais excédée par les trajets, les refus et les demi-tours je lui demande si il peut appeler pour nous pour être sûr que nous serons accepté là-bas. Ô joie et allégresse ! Ils acceptent même les camions ! On se dépêche car l’avion de Françoise décolle dans moins de 3h. Nous grignotons dans la salle d’attente et prenons la direction de l’aeropuerto.

Vers 14H30 nous avons quitté Françoise qui s’en retournait vers les portes d’embarquement, direction Paris CDG.

Vous l’aurez compris les seules rues visitées furent celles des mécanicos mais on avait quand même un spot pas trop mal : près du Cerro Cristobal. Il y a même un téléphérique. Nous avions prévu d’y aller mais malheureusement le temps nous a manqué.Quel dommage. La vue sur la ville devait être stupéfiante.

 

Quelques vues de Santiago du Chili

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